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Conseil municipal : Bruno Vinuales et Michel Rebollo remettent les points sur les i

vendredi 4 octobre 2019 par rédaction


Cet après-midi, Bruno Vinualès, Nathalie Barzu et Michel Rebollo, conseillers municipaux d’opposition, ont tenu une conférence de presse pour rétablir des vérités sur le dernier conseil municipal où Josette Bourdeu, maire de Lourdes, les a empêchés de s’exprimer en les interrompant ou en leur coupant le micro.

La déclaration de Michel Rebollo, conseiller municipal d’opposition

Au mois de juillet 2019, lors d’une réunion de la Commission Travaux-Urbanisme et à la fin, lors des questions diverses, j’ai demandé à Monsieur Abadie où nous en étions sur l’Avenue Peyramale prolongée. Ce dernier m’a répondu qu’il s’orientait vers la construction d’un nouveau Pont en face de la résidence Touristique le Corda. Ce à quoi j’ai répondu que cette solution serait bien meilleure que la précédente, bien loin des déclarations de Monsieur Abadie qui en Conseil Municipal et profitant de mon absence a dit que je trouvais ce projet « merveilleux ».

Il ne m’a jamais été mentionné un coût quelconque de cette nouvelle opération ni le fait que cette solution ne serait pas présentée aux élus.

A la fin de la commission Travaux-Urbanisme du 23 septembre dans les questions diverses, j’ai demandé à Madame Dalaine, Directrice des Services Techniques de quel droit elle avait lancé en période électorale un appel de marché pour un coût estimé de 3.800.000 euros. Sa réponse a été qu’elle avait procédé à ce lancement vu l’urgence, que sa compétence lui permettait d’évaluer ces travaux et que cette opération était faite dans le but de protéger Madame le Maire de tout incident.

Ma réponse a été claire, je lui ai dit, ainsi qu’à Monsieur Abadie, qu’il n’y’avait aucune urgence sur un dossier qui était à l’étude depuis fin 2015. De plus, j’ai reproché à Monsieur Abadie de lancer un tel marché alors qu’il n’était même pas financé et qu’il n’avait jamais été abordé et débattu (ni son financement) en Conseil Municipal ou en commission des travaux.

Il n’a jamais été inscrit le sujet de la construction de ce Pont à l’ordre du jour d’une commission Travaux-Urbanisme et on peut donc se demander qui a décidé et de quel droit, le lancement de cette opération.

Voilà la vérité rétablie et je trouve écœurant et misérable de mettre en accusation de manière calculée et mensongère un élu alors qu’il est absent.

Concernant ma position sur la construction d’un Pont, je suis à 100% pour mais si cela nous oblige à acheter du foncier et des propriétés qui feront dériver cette construction à plus de 5 millions d’euros, la seule solution est la reconstruction au même endroit car cela aura un coût bien inférieur.

J’ajoute, que contrairement à ce que prétendent Monsieur Abadie et Madame Bourdeu, il ne s’agit pas d’une étude mais bien d’un lancement de marché dont la date de démarrage stipulée sur le programme des travaux est le mois de mars 2020.

Chacun peut constater à l’aide des documents remis que ce ne sont que 2 bonimenteurs.

Discours de Bruno Vinualès, conseiller municipal d’opposition

Après de nombreuses semaines de vacances, l’édile de Lourdes nous est revenu, le teint bien bronzé. Certains l’imaginaient apaisée et relaxée, loin s’en faut. Vu l’entame de la rencontre, il semblerait que l’ensemble de l’équipe Bourdeu se soit chauffée à blanc dans les vestiaires. Est-ce l’influence de la coupe du monde de rugby ou bien la contrariété de la rentrée, qui sait ? Ainsi le match commença avec de nouvelles règles. Refus de donner la parole, plaquages non règlementaires, violences verbales gratuites, mêlées ouvertes avec mensonges en couverture. Autant dire que madame Bourdeu a réussi à transformer en un temps record le terrain de verdure en arène de verbiage. En tant qu’arbitre le Maire se doit de cadrer les échanges avec calme et équité au lieu de se lâcher dans l’agressivité, la méchanceté ou la victimisation. L’arbitre se doit d’être juste, neutre et exemplaire. Sinon automatiquement le match se gâte et les conflits éclatent autant sur le pré que dans les tribunes. Mais quand le sifflet est utilisé à des fins personnelles dans le seul but d’empêcher la parole de s’exprimer, d’éviter les débats et la défense des lourdais, nous ne sommes plus en démocratie mais en dictature... Alors revenons sur les sujets sur lesquels nous n’avons pas pu nous exprimer librement :

La mairie cautionne la vente des bancs de la grotte en assurant qu’elle n’a pas les ressources financières pour réaliser les travaux de mise aux normes, sans jamais avoir évalué ce coût. Elément de vérité que je réclame régulièrement, en vain. Madame Bourdeu prétend qu’elle veut faire payer les riches commerçants pour les pauvres lourdais. C’est aussi grave que faux. En faisant croire que la vente des bancs servira à construire des projets, madame Bourdeu tente de se grimer en Robin des bois. Tout le monde sait que c’est bien elle qui porte la cape de l’Impératrice et que les deux costumes ne peuvent se superposer. Elle tente juste de lancer une guerre des classes électoraliste quand il est plus que jamais nécessaire de rester soudés dans l’adversité. En réalité, les structures d’hébergement et les commerces permettent de capter l’économie internationale pour la redistribuer, par ruissellement, sur l’ensemble du territoire et au profit de tous les habitants. Lors de la délibération, elle s’est même permise de vives menaces, parlant de poursuites contre tous ceux qui contestent la vente des bancs. Autorité ou autoritarisme... ?

Nous savions tous que les diagnostics des bancs ne correspondent pas à la réalité. Nous en avons la preuve avec ces toits en amiante qui ne figurent nulle part. Nous réalisons maintenant que la mairie ne respecte pas ses propres règles de vente, s’autorisant des négociations à la tête du client. Si nous pouvons nous réjouir pour les nouveaux propriétaires d’avoir conclu une bonne affaire, nous devons dénoncer les cadeaux financiers à hauteur de 90 000 €. Finalement, en concédant ces ristournes, la mairie paie indirectement la mise à jour de la structure sans pour autant s’assurer que les nouveaux propriétaires s’acquitteront de ces travaux. Cette démarche prouve bien que madame Bourdeu n’a d’autre objectif que de vendre le patrimoine de Lourdes, simplement pour faire du cash.

La mairie a acheté 390 000 € le musée de la nativité, puis 255 000 € et 270 000 € les magasins contigus. Le désamiantage et la démolition ont monté le coût à plus d’un million d’euros, pour réaliser ce qui ressemble plus à une friche qu’à un jardin. Lorsque je demande des explications sur l’achat de ces commerces amiantés sans activités économiques, sans clientèle et dans une zone inondable, bien plus cher qu’elle ne vend les bancs de la grotte qui eux rapportent de l’argent, c’est une vague de hurlements et de bois verts qui me sont retournés en guise de réponse. Les lourdais doivent savoir qu’il va d’abord falloir rembourser les mauvais achats comme ceux du quai Saint Jean, puis les dérives des frais de fonctionnement et les mauvais investissements, avant qu’ils ne voient le premier centime d’euro. Aussi, il faudra acheter du matériel, des machines, des outils et des équipements de sécurité aux employés de la ville afin de leur permettre de travailler dans des conditions décentes. Ensuite il sera nécessaire de rendre la ville belle et propre, prioriser de vrais projets structurants et enrichissants, car aujourd’hui la mairie n’en a pas. Comme je l’ai dit lors de ce dernier conseil, l’étude de la circulation, la charte des terrasses, l’étude de l’avenue prolongée, l’étude de réparation du pont Peyramale, l’étude de la sortie du complexe scolaire de Sarsan, la mise en place des bornes, la vente des bancs représentent autant de sujets entachés d’erreurs, de fautes et d’échecs que de montagnes d’argent dilapidé...

Tout ceci démontre une fois encore, que la vente des bancs de la grotte est basée sur le mensonge. Ce plan machiavélique met à mal les familles lourdaises en pillant le patrimoine lourdais dans l’unique but de masquer et de compenser financièrement les fautes et la mauvaise gestion de la mairie. Ce racket désorganisé, bien que savamment réfléchi, contribue à dilapider la richesse de Lourdes sans favoriser un quelconque projet de relance et met en danger l’équilibre économique de la cité. Et quand madame Bourdeu dit que les caisses sont vides, alors que durant le mandat, la taxe de séjour aura rapporté plus de 11 millions d’euros, il serait bon qu’elle nous explique où est passé tout cet argent...

Alors est-ce normal qu’en défendant l’intérêt des lourdais, je me retrouve personnellement agressé avec les applaudissements du Maire qui se défausse de son rôle d’arbitre et donc de son devoir de justice ? Les colistiers de la majorité ont su rappeler que la campagne a bien commencé pour madame Bourdeu. Je peux entendre que les élus soient ciblés. Par contre il est inacceptable que les techniciens du PLVG soient attaqués, comme ce fût le cas lors de cette bien triste soirée. Ils font un travail remarquable et ils sont à la pointe dans un univers d’autant plus complexe qu’il leur faut construire cette toute nouvelle compétence. Les sujets d’inondations sont douloureux pour ceux qui les subissent et l’accompagnement est toujours sensible et délicat. La protection contre les inondations sur l’ensemble du bassin versant profite grandement à Lourdes qui porte une majorité d’enjeux. Si le PLVG a la compétence Gemapi, c’est la police de l’eau qui constate et sanctionne les pollutions. C’est pourquoi lorsque des élus de la majorité s’invitent dans l’univers de la Gemapi en me reprochant de ne pas avoir porté plainte pour une pollution du gave au gasoil, dans le but non seulement de me déstabiliser mais surtout de me discréditer et de m’atteindre, je dois dénoncer la bassesse de la manœuvre. Attaque d’autant plus ridicule et incongrue que les démarches de dénonciation, de plainte et de sanction incombent en tout premier lieu au Maire... Tout ne doit pas être permis et le respect doit rester de mise. J’invite néanmoins les élus de la majorité à participer aux réunions du PLVG, cela leur évitera de lancer des condamnations aussi malveillantes que calomnieuses.

Quand madame Bourdeu laisse, voire encourage de fausses accusations hors sujets, par ses hommes de main, cela dénote bien que l’échange et le débat sont pris en otage au bénéfice de la manipulation et du mensonge. Par contre lorsque nous avons demandé des comptes sur le dysfonctionnement des bornes après que, lors du dernier conseil de juin j’avais demandé de ne pas lancer ce dispositif prévenant qu’il ne fonctionnerait pas et bien si la morgue n’a cessé, les réponses, elles, ont bien manqué ....

Surtout que le PLVG a encore été montré du doigt par un autre élu de la majorité, en tentant une nouvelle excuse fallacieuse dans l’interprétation que la Gemapi qui soi-disant empêcherait le pont Pomès d’être reconstruit. Encore de fausses affirmations pour laisser croire que le projet d’un nouveau pont au coût pharaonique serait l’ultime solution. Ce sujet totalise quatre années passées à construire des excuses plutôt que de réelles solutions afin d’orienter la décision et les dépenses à l’encontre de l’intérêt général de la commune...

J’ai aussi voulu contrôler que la décharge municipale située à Anclades au pied du pic du Jer avait bien été évacuée. Nous avons ainsi appris qu’aux yeux des élus de la majorité si cette décharge existait ce n’était pas la faute de la mairie qui y entrepose les déchets mais plutôt celle des lourdais qui salissent leur ville sans la respecter. Ainsi nous avons pu vérifier que pour faire bouger « l’inspiratrice », il est plus efficace de s’exprimer sur les réseaux sociaux que dans l’enceinte du conseil municipal...

Lors d’une compétition sportive, rien n’est plus excitant que deux équipes qui s’affrontent. Chacune des deux déploie force, talent, ingéniosité, fierté et courage pour tenter de remporter la victoire. Mais lorsqu’une équipe s’adonne aux coups bas, à la triche, à la fraude ou à la tromperie, ce n’est pas seulement le spectacle qu’elle gâte mais son honneur. Madame Bourdeu en ne faisant pas respecter le droit de parole, l’équité et le respect dans l’enceinte du conseil municipal, pense s’octroyer un avantage électoral en installant le doute et la désinformation. Lors des matches de rugby il existe désormais un nouveau surveillant qui est l’arbitre vidéo. Je ne doute pas que madame Bourdeu et son clan découvriront très bientôt que le seul et vrai arbitre à Lourdes, défenseur du droit et de la justice, restent les lourdais. C’est ainsi qu’ils apprendront que les beuglements, les mascarades et les mensonges peuvent couvrir les voix mais ne réussiront jamais à enterrer la vérité...


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4 octobre 2019
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