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Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes : les dispositifs de protections mis en place contre les inondations

jeudi 30 novembre 2017 par rédaction

Hier après-midi, Mgr Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes et Sébastien Maysounave, responsable des travaux du Sanctuaire, ont présenté les dispositifs de protection contre les inondations pouvant être déployés dans l’enceinte du sanctuaire si une crue survenait. De nombreuses personnes dont la préfète Béatrice Lagarde ont parcouru les différents lieux sensibles et ont constaté l’ampleur du système de protection des bâtiments.

Depuis les inondations marquantes de 2013, le Sanctuaire de Lourdes s’est doté d’un dispositif de protection complet et performant.

« Après un travail important d’analyse et de préconisations en lien avec les services de l’Etat, cet investissement majeur pour le Sanctuaire a été rendu possible grâce aux dons des pèlerins et amis de Lourdes », a déclaré Mgr Brouwet (AUDIO).

La visite a débuté sur l’esplanade du Rosaire avec un dispositif de protection sur les rampes. 90 accès ont été sécurisés. (AUDIO)

Avant d’arriver à la grotte, devant les bâtiments, il est possible de disposer des glissières, des lames en aluminium, un système de serrage assure l’étanchéité sur la totalité.


La grotte peut être protégée par des boudins remplis d’air et positionnés auprès du rocher. Un dispositif similaire aux autres endroits n’a pas été possible, en raison de la présence de la source. Un mur en pierre sur le projet espace Grotte qui se trouve sur la rive gauche permet de protéger la sacristie des caprices du gave. Une réalisation qui n’existe nulle part ailleurs, c’est un pont mobile, résultat d’un concours de conception réalisation. Un ouvrage qui est surélevé à hauteur de 4 m laissant passer le cours d’eau, les embâcles, les troncs d’arbres. Le pont a été conçu par un cabinet d’études belge avec le cabinet d’architecte lourdais Patrick Mousseigne. Cette réalisation a d’ailleurs obtenu un premier prix. La particularité de cet ouvrage c’est que sur 37m de portée, il ne fait que 40 cm d’épaisseur. Après les boudins de protection et les batardeaux, il y a un troisième niveau de protection au niveau des équipements techniques qu’il a fallu mettre hors d’eau (armoires électriques, le système informatique, les serveurs, etc.). Un 4ème niveau se passe en sous-sol où il y a des dizaines de kilomètres de réseaux (eau, électricité, gaz). Dans le projet Grotte Cœur de Lourdes, tous les réseaux sont sécurisés.

L’église Sainte-Bernadette dispose aussi d’un système de batardeaux.

Jean-Michel Vayssère, chargé de la sécurité, explique comment le dispositif fonctionne : « Une société nous appelle quand il y a des risques d’orage, de vent, de pluie, de crue. La première mesure que nous prenons, c’est la montée du pont. Suivant la montée du gave, plusieurs procédures sont actionnées. Et bien sûr l’évacuation du public est ordonnée ».

L’accueil Notre-Dame est un des derniers bâtiments impactés par la crue. Deux barrages empêchent de remplir le sous-sol de l’accueil. Le public est concentré au premier étage.

La visite s’est achevée à la basilique Saint-Pie X où lors de la dernière inondation, c’était un lac où les bancs et le mobilier flottaient. Il a fallu de nombreux jours pour pomper l’eau et l’évacuer, puis procéder au nettoyage à l’aide de plusieurs centaines de bénévoles. Les explications de Sébastien Maysounave (AUDIO)

Mathias Terrier, directeur du service communication du sanctuaire, concluait cette visite en rappelant que ces travaux avaient été possibles grâce à tous les donateurs. Coût des travaux :1 879 000 euros. Dans ce chiffre, ne sont pas inclus les coûts du pont mobile et de la protection des réseaux enterrés au niveau de l’espace Grotte. « Le sanctuaire vit de dons. Nous avions besoin de montrer aux donateurs ce que nous en faisions. Les assureurs nous ont permis aussi de mener à bien ces travaux ».

En bref…

• 40 personnes sont nécessaires, pendant 8 heures, pour mettre en place les 207 mètres de batardeaux et les 90 portes et fenêtres étanches.

• Une cellule de veille en partenariat avec des sociétés extérieures, permet une vigilance 24h / 24h sur les niveaux d’eau.

• Le réseau d’évacuation d’eau pluvial et les capacités de pompage d’eaux chargées ont été redimensionnés (capacité totale maximale de pompage de 820 m3/heure).