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José Marthe : " Aux mains courantes de Monsieur Rey, nous opposons les mains propres de notre quatuor "

mercredi 25 mai 2016 par rédaction

José Marthe, conseiller départemental du canton de Lourdes 1, sa binôme Adeline Ayela et leurs suppléants Christophe Jean-Louis et Marie-Christine Steckel-Assouère ont tenu cet après-midi une conférence de presse avec deux points essentiels à l’ordre du jour : l’affaire Rey avec les factures de la Maison du Papier et le fameux SMS d’une part et le dossier de l’intercommunalité avec le Schéma départemental de coopération intercommunale d’autre part.

Auparavant, le quatuor a eu une pensée pour les 4 gendarmes victimes du crash de l’hélicoptère au couloir de Gaube, s’associant à tous les messages de soutien et de compassion adressés à leurs familles.

Dans un premier temps, José Marthe est revenu sur la réunion de la CCPL du 7 avril 2016 qui s’est tenue à Poueyferré. « Il y avait des questions importantes inscrites à l’ordre du jour. On aurait pu imaginer précisément, alors qu’il s’agissait de débattre et de voter ou de ne pas voter la fiscalité des communes 2016 siégeant à la CCPL, on aurait pu imaginer que ce dossier, par son importance et par ses conséquences désastreuses puisqu’on a assisté à une explosion de la fiscalité - nous l’avions d’ailleurs dénoncé avant – occulterait tout autre débat. Or à quoi avons-nous assisté ce soir-là ? C’est que le petit père Rey avant que la séance soit engagée a remis entre les mains des représentants de la presse locale et au su et au vu de tout le monde, je rappellerai que mes coéquipiers Christophe Jean-Louis et Marie-Christine Assouère étaient présents, à la stupéfaction rétrospective qui est la mienne et qui est la nôtre, on a assisté au comportement de celui qui fait fonction de DGS et qui ne l’est pas, remettant des documents à la presse, ce n’était pas innocent, c’était pour que vous en fassiez l’écho. Ces documents concernaient votre serviteur au travers de factures de la Maison du Papier. La Maison du Papier est un commerce qui appartient à ma famille depuis 1980. C’est une entreprise qui n’a cessé de verser des salaires, qui a fait travailler des familles lourdaises, a versé et continue de verser des impôts à la commune de Lourdes. Je ne perçois ni salaire, ni dividende de ce commerce exploité par mon épouse. C’était donc une attaque personnelle dirigée contre moi parce que de façon concomitante, Rey avait envoyé un SMS à un certain nombre d’élus et à un certain nombre de fonctionnaires, notamment de la collectivité départemental. J’en ai été rapidement informé ». (voir ci-dessous)

« Les destinataires, poursuit José Marthe, étaient médusés de voir que celui qui assumait les responsabilités à la mairie de Lourdes avait un tel comportement. Evidemment, tout cela n’allait pas rester sans réponse de ma part. Quand on est attaqué, on se défend. Cela a toujours été ma façon d’agir. Ça m’a conduit à remonter la machine du temps. Il était fait allusion très précisément à cette période 1995-2001. Pourquoi cette période ? Parce qu’elle coïncidait avec un mandat municipal où je fus 2e adjoint aux travaux de Philippe Douste-Blazy, Jean-Pierre Artiganave étant alors 1er adjoint en charge des finances. Ce sont donc des affaires qui remontent 20 ans en arrière. Ce qui s’est passé avant les élections de 1995 et à l’issue du mandat, n’étant plus élu municipal, la Maison du Papier vendait entre autres des ramettes de papier, des stylos, des gommes à la commune de Lourdes. Ça n’appelle pas à des observations particulières. La période était uniquement ciblée quand j’étais en charge de responsabilité au sein de la municipalité. Je rappelle que le 2e tour des élections municipales avait eu lieu le 18 juin 1995. Ce n’est pas le fait du hasard, mais dans les 15 jours qui ont suivi, mon épouse avait interrogé le Ministère de l’Intérieur puis ensuite le Ministère de la Justice sur ma situation en tant qu’élu » (AUDIO)

Ci-dessous les documents évoqués dans l’audio ci-dessus

1 - Courrier adressé le 5 juillet 1995 à la direction de l’administration générale et des collectivités locales de la préfecture (.pdf)

2 – Courrier adressé le 31 juillet 1995 au Ministre de l’Intérieur (.pdf)

3 – Courrier adressé le 26 octobre 1995 au Ministère de la Justice (.pdf)

4 – Réponse du Ministère de la Justice en date du 26 janvier 1996 (.pdf)

5 – Factures « Maison du Papier « 1995 à 1997 » (.pdf)

6 – Fournitures Mairie de Lourdes de 2012 à 2016 (.pdf)

Lettre à Josette Bourdeu :
« On demeure stupéfait de la réponse » (José Marthe)

« Il m’a fallu quelques jours pour m’assurer que tout ce qui m’était rapporté était avéré et rechercher mes archives, fait observer José Marthe. Le 27 avril 2016, j’ai adressé une lettre recommandée à Mme Bourdeu dans laquelle je rappelais les faits »

Lettre recommandée adressée à Josette Bourdeu (.pdf)

Pour sa réponse, elle avait le choix entre deux inconvénients. Dans son courrier du 2 mai 2016, elle m’a répondu que « ces actes ont été commis à l’initiative personnelle de Monsieur Rey et qu’à aucun moment je n’ai eu connaissance de telles intentions ». « On demeure quand même stupéfait et étonné. C’est stupéfiant de voir dans quelles conditions la ville de Lourdes est gérée puisque la première magistrate n’est pas au courant de ce que fait son bras droit. »

Réponse de Josette Bourdeu (.pdf)

Revenant sur les factures de la Maison du Papier, José Marthe signalait au passage que « c’est beaucoup moins que le salaire que perçoit M. Rey ». Ce qui est stupéfiant c’est qu’avec l’argent des contribuables lourdais M. Rey s’est permis de procéder à ses investigations. C’est scandaleux et inacceptable. La question que je pose, c’est de savoir quelles sont les sanctions que Mme le Maire entend prendre à l’égard de son collaborateur n°1 qui a fauté en s’empêtrant dans ce genre d’attaque personnelle complètement dépassée. Ma conclusion c’est de dire : « Aux mains courantes de Rey, nous opposons les mains propres de notre quatuor. Il est Monsieur Mains courantes, nous sommes le quatuor mains propres ».

Question : « Y aura-t-il des suites judiciaires ?

Christophe Jean-Louis : « Un tel agissement mérite d’être sanctionné disciplinairement »

José Marthe laisse le soin à son suppléant Christophe Jean-Louis, avocat de profession, de répondre. « Nous sommes encore pour l’instant dans les délais. Nous ne nous interdisons rien. Nous voulions d’abord réagir pour apporter une réponse à ce comportement et à cette diffusion d’informations envers des élus. C’est la raison pour laquelle on voulait parler devant vous et par votre intermédiaire porter au plus grand nombre la réponse de José Marthe. On est sur une phrase qui lorsque vous la lisez « Chaque année, et ça fait un très joli montant », ce SMS est quand même relativement grave. Grave dans les sous-entendus qu’il énonce. Cela amène à se poser la question : pourquoi a-t-il communiqué toutes ces factures de la Maison du Papier ? Peut-être pensait-il que cela pourrait avoir quelques conséquences juridiques. Il n’en est rien. José Marthe vous a fourni les preuves et les documents attestant de l’absence de toute difficulté juridique. Je crois qu’il faut rechercher peut-être dans sa motivation un autre élément, c’est que nous avons été, je crois les premiers, à porter à la connaissance du plus grand nombre par votre intermédiaire le rapport de la chambre régionale de la cour des comptes d’Aquitaine. Lors d’une conférence, nous vous avons lu des passages entiers et les conclusions de cette institution. Je pense que ces agissements ont été motivés par une volonté de vengeance. Par contre ce comportement nous a amenés à nous poser une question : M. Rey, sauf erreur de ma part, est agent contractuel de la fonction publique et donc en cela il est soumis à des obligations de devoir de réserve, de discrétion dans le cadre de ses fonctions et également soumis au secret professionnel ». (AUDIO)

Marie-Christine Steckel-Assouère apporte des précisions sur cette faute professionnelle et les sanctions disciplinaires « Il y a toute une gradation » (AUDIO)

Dans un prochain article nous évoquerons le deuxième point abordé : le NON à la grande agglo.

G.M.


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