Il y a des hommes dont la présence, discrète et lumineuse, laisse dans une communauté une empreinte que rien n’efface. Marcel Lavit faisait partie de ceux-là. Il vient de nous quitter. Né à Lourdes en 1941, il avait grandi dans cette ville qu’il n’a jamais quittée de cœur, et où il avait très tôt trouvé sa voie : celle du rugby, de l’engagement et du service rendu aux autres.
Très jeune, il avait rejoint l’école de rugby du FC Lourdes, alors dirigée par Georges Bernadet, dans les années 1952–1953 où tant de vocations se forgeaient sur les terrains de l’Ovalie. Doué, appliqué, passionné, il s’était imposé au poste exigeant de demi de mêlée, ce rôle de liant, de cadenceur, qui lui allait si bien. En 1960, il faisait partie de la brillante génération des juniors du FCL, sacrés champions de France. Ce titre, il ne l’a jamais brandi comme un trophée personnel, mais comme un souvenir partagé, un bonheur collectif, une fierté de jeunesse vécue avec ses camarades.
Sa vie professionnelle l’avait ensuite conduit à Tarbes, à l’usine Alstom, où il avait travaillé avec sérieux et loyauté, fidèle à cette éthique du devoir qui le caractérisait. Mais Marcel n’a jamais cessé d’être un homme de terrain, un homme de lien, un homme de bénévolat.
Avec son épouse Michèle, il formait un duo indissociable, toujours prêt à donner du temps, de l’énergie, un sourire. Tous deux faisaient partie des bénévoles qui encadraient chaque année le Trail des Gypaètes, cher à Michel Hauser et Laurent Vignalet. On les voyait partout : à un carrefour, à un ravitaillement, à un poste délicat. Toujours disponibles, toujours bienveillants, toujours utiles. Marcel avait cette manière simple d’être présent, efficace, rassurant. Un garçon adorable et serviable, comme on le disait de lui sans jamais forcer les mots. (....)







