À une semaine de l’inauguration du parvis de l’église du Sacré-Cœur, censée être « superbe » et « grandiose » selon les mots des fans du maire Thierry Lavit, un détail architectural fait grincer bien des dents : les deux piliers qui encadrent le portail grillagé à l’entrée du site. Et pour cause, difficile de faire plus discordant.
Une esthétique en question
Les piliers semblent tout droit sortis d’un catalogue de mobilier urbain standardisé. Leur allure brute, leur disproportion par rapport à l’élégance attendue d’un lieu sacré, et leur absence totale de finesse font tache dans un projet qui se veut emblématique. On parle ici du parvis d’une église, pas d’un entrepôt logistique.
Les citoyens ne s’y trompent pas : sur les réseaux sociaux et dans les conversations de rue, les critiques fusent. Certains évoquent une « faute de goût monumentale », d’autres parlent d’un « sabotage visuel » à l’entrée d’un lieu spirituel. Le contraste entre les ambitions affichées et la réalité du chantier est saisissant.
Un projet à l’image de son promoteur ?
Le maire Thierry Lavit, qui souhaite une inauguration à la hauteur de son ego politique, semble avoir misé sur le spectaculaire… mais pas sur l’harmonieux. Si l’on en croit le programme des travaux affiché sur site — statue de Bernadette Soubirous, fontaine, bancs, végétalisation — l’intention est louable. Mais l’exécution, elle, laisse perplexe.
À quoi bon végétaliser et embellir si l’entrée du parvis donne l’impression d’un portail de prison ? L’esthétique n’est pas un détail, c’est le premier message que l’on adresse aux visiteurs. Et ici, ce message est brouillé, voire repoussoir. A moins que d’ici le 30 août, il y ait du changement...
Le parvis du Sacré-Cœur mérite mieux qu’un bricolage architectural. Il mérite une vision, une cohérence, une beauté à la hauteur de son nom.