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Polyclinique Pau Pyrénées : 122 licenciements confirmés, la CGT reste opposée

mercredi 8 juillet 2026, par rédaction

a Polyclinique Pau Pyrénées vient de franchir une étape majeure dans le plan social qui agite l’établissement depuis le printemps. Après de longues négociations, la CFDT a accepté de signer un accord avec la direction, actant une réduction du nombre de suppressions de postes et l’instauration de mesures sociales renforcées. Ce compromis, obtenu dans un contexte de forte mobilisation locale, permet de sauver 39 emplois par rapport au projet initial.

L’accord prévoit notamment une prime améliorée pour les salariés licenciés ainsi que l’ouverture au volontariat pour les départs, un point jugé essentiel par la CFDT pour limiter les ruptures imposées. Le service d’oncologie, un temps menacé, sera finalement maintenu mais transféré sur le site de Navarre. Les urgences, elles, fonctionneront désormais de 9 h à minuit, élargissant leur amplitude par rapport au scénario envisagé au début des discussions.

Pour la CFDT, ce texte représente un équilibre difficile mais nécessaire. La syndicaliste Sophie Barbin souligne que refuser de signer aurait conduit à un retour à la version la plus dure du plan social, sans prime supra‑légale ni départs volontaires. Elle regrette toutefois que la CGT, engagée dans les négociations, ait finalement refusé de parapher l’accord.

La CGT maintient en effet une opposition ferme. Le syndicat dénonce les 122 licenciements encore prévus et la fermeture de deux services : la maternité du site de Navarre et le service de rééducation. Pour sa représentante, Isabelle Chabat, l’accord ne répond pas aux enjeux de maintien des activités et ne protège pas suffisamment les salariés comme les patients. Elle s’inquiète également de la réduction du service d’oncologie et des conséquences pour les personnes suivies.

La prochaine étape interviendra le 15 juillet, avec la commission chargée d’examiner les départs volontaires. Les premières lettres de licenciement devraient être envoyées à la fin du mois, marquant une nouvelle phase dans la restructuration de l’établissement. Malgré les avancées obtenues, la situation reste tendue et les interrogations nombreuses quant à l’avenir des services et à l’organisation des soins dans le territoire.