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La DNC recule dans les Hautes-Pyrénées mais la prudence reste de mise
mardi 13 janvier 2026, par
La situation sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) évolue enfin dans le bon sens dans les Hautes‑Pyrénées. Après plusieurs semaines d’inquiétude dans les élevages du Sud‑Ouest, les autorités constatent une nette amélioration, même si la sortie de crise n’est pas encore totalement acquise.
Une couverture vaccinale exceptionnelle
Le préfet Jean Salomon a confirmé, lors sa conférence de presse de ce matin, que la campagne de vaccination a atteint des niveaux rarement observés : plus de 96 % des bovins du département (86782 bovins) sont désormais protégés, tout comme la quasi‑totalité des troupeaux. Ces chiffres dépassent largement les seuils d’immunité fixés au niveau national, signe d’une mobilisation rapide et efficace des éleveurs et des services vétérinaires.
Cette avancée permet de transformer la zone de surveillance en simple zone de protection, un changement qui autorise à nouveau certains mouvements d’animaux, notamment les veaux destinés à l’engraissement. Aucun nouveau cas n’a été détecté depuis le 10 décembre, un indicateur encourageant.
Un retour à l’export encore lointain
Malgré ces progrès, les échanges internationaux restent gelés. Les broutards, habituellement exportés en nombre vers l’Italie, ne reprendront pas la route avant que l’ensemble des départements concernés n’atteigne le même niveau d’immunité.
L’État privilégie une approche graduée : avancer lentement mais sûrement pour éviter toute rechute. L’exemple des Alpes, où plusieurs mois ont été nécessaires pour revenir à une situation normale, sert de référence.
Déchets agricoles : un autre dossier sensible
En parallèle de la crise sanitaire, les dépôts de fumier et de pneus devant plusieurs sites publics du département continuent de poser problème. La ville de Tarbes a commencé à les évacuer, malgré un retard lié au renouvellement du marché de collecte.
Chaque gestionnaire de domaine devra assumer les coûts : l’État pour les abords de la cité administrative, Vinci pour les zones autoroutières, et le Conseil départemental pour les routes dont il a la charge. Des plaintes ont été déposées par les différentes institutions, mais la priorité reste de remettre les lieux en état avant de régler la question financière.
Une accalmie fragile
Si les indicateurs sont encourageants, les autorités appellent à maintenir la vigilance. La DNC semble refluer, mais la coordination entre départements reste indispensable pour espérer un retour complet à la normale, tant sur le plan sanitaire que commercial.
