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Quand la campagne dérape : soutien à Philippe Subercazes

jeudi 8 janvier 2026, par rédaction

Par Gérard Merriot

Il y a des moments où la vie publique nous rappelle brutalement que le débat démocratique n’est jamais acquis, qu’il doit être protégé, et que celles et ceux qui s’y engagent méritent au minimum le respect dû à toute personne. Ce jeudi après-midi, devant l’espace Robert Hossein, nous en avons malheureusement eu une démonstration éclatante.

Le point‑presse organisé par Gérald Capel, tête de la liste Lourdes, un nouveau souffle, devait être consacré à des sujets essentiels : la place de nos aînés, le maintien du lien social, les politiques de solidarité, bref, tout ce qui fait le quotidien d’une ville qui se veut attentive et humaine. Rien ne laissait présager que cet échange avec les journalistes serait perturbé.

Et pourtant.

L’arrivée impromptue de Jean Anguera – connu sur les réseaux sociaux sous divers pseudonymes – a immédiatement tendu l’atmosphère. Depuis des semaines, chacun peut constater la multiplication de caricatures, de piques et de commentaires agressifs visant les candidats de la liste Lourdes, un nouveau souffle. Une manière de faire qui lasse, qui abîme, et qui éloigne les citoyens de ce qui devrait être une campagne sereine et constructive.

Ce jeudi, la limite a été franchie.

Alors qu’il lui était simplement demandé de laisser se dérouler le point‑presse, Jean Anguera a choisi l’escalade verbale. Jusqu’à proférer à l’encontre de Philippe Subercazes, journaliste local venu couvrir l’événement, une insulte d’une vulgarité inacceptable. Une attaque personnelle, gratuite*, qui n’a sa place ni dans la vie publique, ni dans la vie tout court.

Face à cette dérive, le confrère a fait ce que tout citoyen responsable ferait : il s’est rendu au commissariat, accompagné de témoins, pour déposer plainte. Un geste calme, digne, à l’opposé de l’invective qu’il venait de subir.

Cet épisode, au‑delà des personnes, interroge.

Il questionne notre capacité collective à préserver un climat de respect, à refuser les intimidations, à rappeler que la démocratie n’est pas un ring où l’on cherche à humilier l’autre, mais un espace où l’on confronte des idées. Les campagnes électorales sont déjà suffisamment exigeantes pour celles et ceux qui s’y engagent ; elles ne doivent pas devenir un terrain de harcèlement ou de violence verbale.

Je tiens ici à exprimer publiquement mon soutien à Philippe Subercazes..

Et j’appelle, simplement mais fermement, à un retour au calme, au respect et à la responsabilité. Lourdes mérite mieux que des dérapages. Lourdes mérite une campagne digne.


NDLR : *Voilà les propos répétés de Jean Anguera envers Philippe Subercazes : "Tu as un comportement, une attitude de fils de p..."