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La baisse historique du Fonds de soutien aux radios associatives provoque une onde de choc dans le secteur : dirigeants en colère, radios en péril

mercredi 29 octobre 2025, par rédaction

Dans le tumulte du projet de loi de finances 2026, une mesure fait l’effet d’un séisme dans le paysage médiatique local : la réduction de 44 % du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER), principal levier de financement des radios associatives françaises. Cette coupe budgétaire, qui ramènerait le FSER de 35 à 20 millions d’euros, menace directement la survie de près de 400 des 770 radios associatives réparties sur le territoire, dont trois sur les Hautes-Pyrénées : Radio Présence, Atomic Radio et Radio Luz. Les trois dirigeants de ces dernières antennes David Torchala, Jean-Marc Courrèges-Cénac, également co-président de l’ARA (Assemblée des Radios Associatives en Occitanie), co-président de la CNRA (Confédération Nationale des Radios Associatives) et Ludovic Roif ont tenu ce mercredi matin une conférence de presse pour lancer un cri d’alarme.

Une voix citoyenne en danger

Créé en 1982, le FSER soutient les radios locales à but non lucratif, souvent implantées en zones rurales ou périurbaines. Ces antennes jouent un rôle crucial dans la démocratie locale, la diversité culturelle et la cohésion sociale. Elles donnent la parole aux citoyens, relaient les initiatives locales, et diffusent des contenus parfois en langues régionales comme l’occitan.

Mais avec cette baisse drastique, les dirigeants de radios tirent la sonnette d’alarme. Les radios se mobilisent pour leur survie, dénonçant une mesure « injuste » et « incompréhensible ».

Des conséquences immédiates

Les effets de cette coupe budgétaire seraient multiples :

-Licenciements massifs : plus de 2 400 emplois directs sont menacés.

-Fermetures en série : des centaines de radios pourraient cesser d’émettre dès 2026.

-Appauvrissement du débat local : la disparition de ces médias entraînerait un recul de la parole citoyenne et de la pluralité des voix.

Une mobilisation nationale

Face à cette menace, les radios associatives s’organisent. Des rassemblements ont eu lieu à Rostrenen, Brest, Angers et Toulouse. Le Syndicat National des Radios Libres (SNRL), la Confédération Nationale des Radios Associatives (CNRA) et l’association Les Locales appellent à une mobilisation transpartisane pour sauver ce secteur essentiel.

Certains élus ont déjà exprimé leur soutien, dénonçant une « atteinte à la démocratie locale ». Des amendements sont en discussion à l’Assemblée nationale, mais l’issue reste incertaine.

Le cri d’alarme de Jean-Marc Courrèges-Cénac (Atomic Radio)