UMP
Journal de campagne

La campagne électorale des législatives n'a pas encore débuté officiellement. Mais les partis politiques commencent à se positionner et à se mettre en ordre de marche. A L'UMP, on livre des éléments au compte-gouttes, sans précipitation. Les candidats sont apparus les uns après les autres. La semaine prochaine, ce sera le tour des suppléants. Puis viendront les arguments de campagne dont nous pouvons déjà avoir quelques indiscrétions.

L'UMP présente sa troisième candidate aux élections législatives dans les Hautes-Pyrénées.

Monique Lamon et Gérard Trémège

L'UMP se met en ordre de marche. Après Gérard Trémège dans la seconde circonscription contre Chantal Robin Rodrigo (PRG), Christine Rabaud-Carrié dans la 3ème circonscription face à Jean Glavany (PS) c'est maintenant Monique Lamon qui est présentée dans la 1ère circonscription contre Pierre Forgue (PS). L'UMP présentera donc 2 femmes et un homme dans le département contre 2 hommes et une femme pour la gauche PS-PRG.
Nous connaîtrons probablement la semaine prochaine les suppléants et suppléantes ainsi que les équipes de campagne.
Monique Lamon devrait ouvrir une permanence à Séméac.

Le ton est donné sur la 1ère circonscription : l'UMP et le Parti Communiste seraient-ils sur la même voie pour une même voix ?

Rappelons-nous au mois de mai 2006 l'arrivée bruyante de l'intersyndicale de l'usine ALCAN de Lannemezan au milieu d'un colloque du Conseil Régional présidé par Martin Malvy. Les syndicalistes soutenus dans la salle par Marie-Pierre Vieu reprochaient aux élus du département et de la région de n'avoir rien fait avant la date butoir de fin juin pour une fermeture partielle de l'usine. Il avait été promis une démarche au Canada pour tenter de conserver l'usine. En vain !
L'UMP fait le même reproche à Pierre Forgue " qui ne sait que manifester avec son écharpe tricolore devant la Préfecture mais est incapable d'anticiper "
Le bilan de la gauche montré du doigt


Il ne fallait pas s'attendre à ce que l'UMP distribue des bons points à la gauche. La campagne n'est pas encore vraiment lancée dans le département. Mais déjà les élus socialistes sont pointés du doigt quant à leurs réussites…
Un exemple : les transports. Quelle politique départementale et régionale ? Et cette question implacable lancée par la candidate Monique Lamon : :"Avez-vous essayé d'aller à Toulouse par le train depuis Tarbes ou Lannemezan ?" Selon l'UMP, il est difficile d'imaginer aller travailler dans la capitale régionale avec de tels horaires. Comme pour ALCAN, l'opposition à l'UMP pourrait bien être responsable du chômage ou du moins responsable de n'avoir rien fait contre le chômage en anticipant sur les moyens de transports facilitant les déplacements.
Ce n'est qu'un début du catalogue, laisse-t-on entendre.

Une suppléante pour Gérard Trémège

L'UMP semble s'appliquer à jouer la carte de la parité dans le département. Un suppléant pour chaque candidate et une suppléante pour l'unique candidat homme, Gérard Trémège. Qui sera-t-elle ? Il nous faudra attendre la semaine prochaine. Tout ce que nous avons pu apprendre c'est qu'elle est issue du milieu rural et elle serait brune. Les séances photos auraient eu lieu samedi après midi. D'aucuns avancent le nom de Ginette Curbet, maire de Gardères.

Les grands sujets qui divisent le département et les partis politiques : la TCP et l'ours

Le 18 avril 2006, Gérard Trémège signe
la pétition contre la TCP

Grande interrogation. Les candidats n'en parlent pas. Une réunion entre les trois candidats et leurs états major de campagne doit avoir lieu dans les prochains jours pour harmoniser leur campagne. Gérard Trémège souligne être le premier signataire d'une pétition d'ACTIVAL contre la TCP et que lors de la fête aux côtelettes de la Saint Michel à Luz-Saint-Sauveur il s'est clairement positionné contre les introductions d'ours.

Rappelons que la députée sortante, Chantal Robin-Rodrigo s'était prononcée, avec Jean Glavany en faveur de la TCP. Par contre, elle a mené une campagne active contre les introductions d'ours. On ne peut pas en dire autant de Jean Glavany et Pierre Forgue.
Affaire sensible à suivre.

Louis Dollo