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Transhumance vers le Hautacam

jeudi 17 mai 2012 par rédaction

La route du Hautacam est plus connue pour son accès à la station de ski que pour sa vocation historique : le pastoralisme. Cette route a permis de désenclaver des estives qui seraient peut-être aujourd’hui abandonnées si elle n’existait pas.

Le Hautacam, c’est dans un premier temps l’objectif de Claude Vielle et de ses brebis au départ de Beaucens comme le faisait son père, son grand père et beaucoup d’autres avant lui et comme lui. Un objectif intermédiaire avant d’entreprendre la montée plus lointaine, bien au-delà d’Isaby, au fur et à mesure que pousse l’herbe.

La route, une aide au travail du berger

Tout débute par l’ancien chemin qui conduisait au col de Tramassel. Itinéraire peu connu des randonneurs qui préfèrent la voiture pour prendre rapidement de l’altitude. Le chemin est agréable, ombragé, ponctué de granges aujourd’hui abandonnées. Les noisetiers forment une voûte protégeant de la chaleur du soleil. Puis c’est la montée sur la route pour accéder aux « communaux », au-delà des prairies de fauche et des résidences secondaires dont beaucoup de propriétaires manquent d’ouverture d’esprit quant au pastoralisme.

La route, aujourd’hui, permet un accès rapide au lieu où se trouve de nombreux troupeaux. Pour d’autres, elle rapproche de l’estive si celle-ci est éloignée. Plus besoin de partir la veille et dormir dans une cabane pour rendre visite aux bêtes et les soigner si nécessaire. Il suffit de partir le matin en voiture. Du coup, les cabanes et abris pastoraux sont également abandonnés. Mais pour le berger, le travail en est facilité et la vie moins dure.

Une fois de plus, les 300 brebis de Claude sont lâchées. « Elles monteront toutes seules  » dit-il. Il connait parfaitement leur comportement. « Les vieilles vont montrer aux jeunes et ça se répétera ». A chacun ses habitudes.

Bientôt, d’autres troupeaux de moutons et vaches monteront. Quelques chevaux les accompagneront. Ce sont eux qui entretiendront cette montagne qui se transformera, le temps des vacances en terrain de jeu pour grands et petits.

Louis Dollo