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Commission Administrative Paritaire d’avancement de la ville de Lourdes et de la CCPL : l’UNSA monte au créneau !

vendredi 30 mars 2012 par rédaction

Luc Rufflé, secrétaire départemental du syndicat UNSA, successeur de Michel Arnau, et Fabrice Salles, trésorier départemental de l’UNSA, ont tenu hier après-midi, dans les locaux lourdais de ce syndicat, une conférence de presse suite à la dernière Commission Paritaire Administrative d’avancement. Tout n’est pas rose, c’est le moins qu’on puisse dire. Lire le communiqué de presse qui nous a été remis par Luc Rufflé.

Moment important et très attendu par les agents et cadres des collectivités, la Commission Administrative Paritaire d’avancement a eu lieu récemment et permet de vérifier le ressenti des agents, les avancées des collectivités en terme de management et de prévisionnel et le niveau d’écoute et de confiance instauré entre les représentants des collectivités, les politiques et les représentants des organisations syndicales.

Il y a trois ans, l’arrivée fracassante de l’UNSA aux élections des délégués syndicaux de la Ville de Lourdes, du Centre Communal d’Action Sociale et de la Communauté de Communes du Pays de Lourdes permettait à mon prédécesseur, Michel ARNAU de montrer du doigt l’absence d’équité et de concertation autour de la question des avancements, mais également le malaise de nombreux agents, le manque de transparence, de clarté et d’organisation des cadres dirigeants et politiques alors en charge des dossiers.

Aujourd’hui qu’en est-il ?

Je voudrais d’abord féliciter le travail et l’implication des délégués Lourdais dont la pugnacité et le professionnalisme ont été remarquables et pour lesquels les valeurs que représentent le service public mais également les droits et obligations du fonctionnaire ont toujours été le souci premier de leurs préoccupations. Il est bien clair que depuis les premières rencontres houleuses et non constructives avec nos décideurs, la situation s’est nettement améliorée et que l’essor de nos adhérents et la volonté de débattre de façon réfléchie et constructive nous ont permis de tenir la place mais surtout de valider et de faire honneur aux votes des agents lors de l’élection.

Cependant, la mission est loin d’être remplie et le chemin sera encore long avant que la place des représentants syndicaux soit celle attendue et souhaitée par les agents au sein de nos collectivités. Le partenariat et la concertation avec le politique n’existent pas et c’est toujours le rapport de force qui prévaut alors que le rôle essentiel de notre organisation est de préserver la discussion, de faire entendre l’alternative, de proposer des solutions, de dynamiser et d’être novateur en valorisant les observations quotidiennes des agents qui sont confrontés dans leurs missions, à l’évolution et aux contraintes du service public.

Derrière leurs bureaux, les politiques et décideurs nous alarment constamment sur les conséquences inéluctables de la crise et des coûts qu’elle va engendrer. Bien que nous ne partagions pas le discours alarmiste actuel qui nous paraît biaisé, nous tentons cependant de comprendre les impératifs budgétaires, car avant d’être représentants syndicaux nous sommes également électeurs et contribuables. Il ne s’agit en aucune sorte de se servir dans le pot commun au détriment du voisin. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons soutenu la mutualisation de la CCPL et de la Ville de Lourdes. La direction unique était censée remédier aux dysfonctionnements connus de tous et de chacun. Le journal communautaire « 10 communes » faisait l’éloge il y a encore peu de temps de l’excellence du nouveau binôme administratif :

Comment ne pas s’interroger ? :

-  Sur l’absence de fiches de poste de nombreux agents de la CCPL,

-  sur la disparité des acquis,

-  sur l’absence d’organigramme de cette même structure ?

A chaque CTP, toutes les organisations syndicales représentées ont demandé à connaître l’organigramme.

Celui qui est publié sur le site internet officiel de CCPL est périmé.

Nous avions l’espoir que la mutualisation permettrait d’améliorer l’organisation d’ensemble et le service rendu aux usagers.

Nous apprenons que bientôt un DGA spécifique à la CCPL va être nommé, remettant en question le principe même de la mutualisation mise en œuvre il y a un an et créant une nouvelle dépense salariale.

Pour quelle efficacité ?

Comment ne pas dénoncer le comportement de certains élus de la République, Rois du double langage ?

Sommes-nous mieux lotis au CCAS dont la directrice fait le nécessaire lors de la dernière CAP pour optimiser à 100% les ratios, d’agents promouvables à 100% pour finalement ne proposer personne ?

D’autant plus que les propositions des chefs de service qui constituent le socle à partir duquel les discussions s’instaurent, n’ont pas été suivies…

Lors des vœux, le maire de Lourdes et le Sous-préfet avaient remercié les agents pour leur participation efficace et active lors des trois évènements de l’année 2011 : le Tour de France, le pèlerinage des gens du voyage et le centenaire du FCL XV.

Pourtant, ces mêmes agents restent encore sur la touche, comme on dit au pays du rugby.

Le prétexte de l’économie budgétaire de vingt à trente euros bruts par mois et par personne permet aux élus de se défausser de leurs remerciements du début de l’année.

Nos décideurs nous expliquent à renfort de grandes théories, de gestion prévisionnelle et de tableaux matriciels que les agents du bas de l’échelle doivent y rester.

Qu’ils se rassurent, ils n’iront pas au Fouquet’s avec eux !

Certains postes sont exposés à une recrudescence de menaces et d’agressions ; Ces risques ont été évoqués à plusieurs reprises au CTP.

La collectivité doit prendre des mesures pour assurer la sécurité de ses agents.

Quelle déception pour moi que de devoir faire un tel constat devant la presse alors que nos représentants sont censés être le lien privilégié avec le politique. Les nombreuses lettres adressées à la Mairie sont restées au plus profond des oubliettes du Château-fort.

Suis-je bête, je viens de comprendre, à la Ville de Lourdes et à la CCPL on économise les timbres, budget oblige !

Luc Rufflé