Accueil > Faits Divers > Agression place Marcadal : des CRS blessés, deux condamnations prononcées
Agression place Marcadal : des CRS blessés, deux condamnations prononcées
mardi 25 août 2026, par
Vendredi 21 août, en plein après‑midi, une dispute verbale a dégénéré en bagarre sur la place Marcadal à Lourdes. Plusieurs individus fortement alcoolisés se sont affrontés devant deux établissements de restauration, poussant l’un des gérants à solliciter l’intervention des forces de l’ordre.
Des agents de la CRS 29, présents dans la cité mariale dans le cadre du pèlerinage des gens du voyage, sont rapidement arrivés sur place. Leur présence n’a pas calmé les esprits : une chaise a été lancée en direction des policiers et l’altercation s’est transformée en confrontation directe, provoquant plusieurs blessés parmi les CRS. Deux ambulances ont dû être dépêchées pour évacuer les fonctionnaires touchés vers l’hôpital.
La sous‑préfète s’est rendue à leur chevet, tandis que la place Marcadal voyait deux restaurants fermer prématurément, dont l’un pendant deux jours.
Grâce au déploiement d’un drone, les policiers ont pu localiser les membres du groupe en fuite. Deux suspects, âgés de 34 et 35 ans, ont été interpellés puis placés en garde à vue pour violences en réunion, outrages et menaces de mort. Ils ont également été entendus pour la dégradation du mobilier d’un bar, dont le patron a porté plainte.
Présentés en comparution immédiate le lundi 24 août, les deux hommes ont reconnu une partie des faits. L’un, sans antécédent, a exprimé des regrets et n’a pas porté de coups selon les victimes. Le second, plus agressif, a été identifié sur les images de vidéoprotection, admettant avoir frappé le bouclier d’un CRS après avoir reçu un coup de matraque.
Le ministère public a requis un an de prison dont six mois avec sursis probatoire pour le plus violent, et une amende pour le second. Le tribunal a finalement relaxé l’un des prévenus pour la plupart des faits, le condamnant uniquement pour outrages et port d’arme, un couteau ayant été découvert sur lui. Il écope de 500 € d’amende dont 250 € avec sursis. Son ami est condamné à un an de prison, dont six mois ferme aménageables.
L’auteur du jet de chaise, élément déclencheur de la violence, reste pour l’heure activement recherché par les enquêteurs.
.

