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Fièvre catarrhale ovine : l’épidémie progresse en estive dans les Hautes‑Pyrénées
mardi 21 juillet 2026, par
La fièvre catarrhale ovine (FCO) fait son retour dans les Hautes‑Pyrénées. Depuis le début du mois de juillet, huit foyers ont été officiellement détectés, dont sept dans des troupeaux ovins et un chez les bovins. Vingt‑cinq suspicions supplémentaires sont actuellement analysées par les services vétérinaires. Le sérotype en cause, la FCO‑3, circule depuis deux ans dans le Sud‑Ouest et semble particulièrement actif en période estivale.
Transmise par les moucherons Culicoides, la maladie se propage rapidement en altitude, où les conditions chaudes et sèches favorisent l’activité des vecteurs. Les estives du Val d’Azun, d’Ilhéou, de Barbat et de la vallée d’Ossau sont parmi les zones les plus touchées. Les animaux présentent fièvre, œdèmes, difficultés respiratoires et, dans certains cas, des avortements. Si la mortalité reste faible, l’impact sanitaire et économique est réel, notamment pour les troupeaux en pleine saison pastorale.
La situation est d’autant plus délicate que la sécheresse exceptionnelle affaiblit les animaux et complique la gestion des pâturages. Les éleveurs doivent composer avec des déplacements plus fréquents, des regroupements difficiles et une surveillance accrue des bêtes dispersées en altitude.
Le Groupement de défense sanitaire (GDS) recommande une vaccination d’urgence contre le sérotype 3, même si celle‑ci n’est pas prise en charge par l’État. Le coût du vaccin – environ 4 € par brebis – et les contraintes logistiques en montagne rendent l’opération complexe. Certains éleveurs mutualisent leurs efforts pour vacciner plusieurs centaines de brebis en une seule montée.
À ce stade, aucune mesure obligatoire n’a été imposée par les autorités sanitaires. La vigilance reste néanmoins de mise : isolement des animaux malades, désinsectisation avant les transports, et surveillance quotidienne des troupeaux.
Cette épidémie, combinée à la sécheresse, pourrait durablement perturber la saison d’estive et fragiliser encore davantage les exploitations du département.


