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Ariège : Philippe Lacube, Président de la coordination ADDIP, entendu par les gendarmes au sujet d’ours disparus

jeudi 12 novembre 2009 par rédaction

On se souvient que Philippe Lacube, Président de la coordination pyrénéenne ADDIP à laquelle l’ASPP 65 appartient, avait expliqué sur France 3 que s’il y avait moins d’attaques d’ours sur la haute Ariège c’est parce que « des gens ont fait le ménage ».

Après un cafouillage de communication entre la Préfecture de l’Ariège qui déclarait que ses services n’avaient rien signalé et le Ministère qui ordonnait une enquête administrative, puis, sur pression des associations écologistes « pro-ours », une enquête judiciaire, le procureur de la République de Foix laissait entendre que le dossier pourrait bien être classé sans suite après avoir entendu quelques autres personnes dont Philippe Lacube.

Les quelques personnes en question ont été entendues dont Michel Estremé, de Sentein à l’ouest du département, à l’opposé du lieu possible de la mort d’ours, au motif qu’il aurait mangé à Auzat a côté d’une personne qui lui aurait dit que…. Ou inversement….Pas très sérieux et dialogue de sourds de 45 mn qui n’a conduit à rien comme il fallait s’y attendre.

Pour Philippe Lacube, l’audition, ou plus précisément, son monologue devant les gendarmes, n’aura duré que 45 mn. Il n’a rien apporté de plus que le fait que l’équipe de suivi ours était incapable de suivre l’ours.

La preuve de l’ignorance de l’équipe de suivi ours.
Cette histoire rocambolesque, comme il fallait s’y attendre, aura eu un avantage indiscutable : démontrer que l’équipe de suivi de l’ours était incapable de localiser les ours. Partant de cette observation, quelles conclusions dites « scientifiques » peuvent-ils tirer de leurs observations manifestement très incomplètes ?

Lorsque nous savons que c’est à partir des dites « observations de terrain » qu’il a été déterminé la carte dite de « présence de l’ours » afin de mettre en œuvre le plan ours avec plus de précision, il y a matière à s’interroger. C’est avec ces données qu’ont été définies des mesures assez surprenantes par le Groupe National Ours. Quelle valeur peut avoir un tel document, dont se « gargarise » le Préfet de région Dominique Bur, coordinateur « ours » pour les Pyrénées ? D’autant que nous savons qu’avec le refus de participation de l’ensemble des acteurs des territoires, il a été établi uniquement entre personnes sans aucune compétence pastorale et n’ayant pas la moindre connaissance des montagnes concernées. L’aventure des ours disparus ne fait que renforcer la conviction des éleveurs que les services de l’Etat font preuve d’une grande ignorance de la problématique ours sans même parler des études sur les attaques et comportement des ours en Slovénie qui confirment que nos spécialistes français se sont assez lamentablement ridiculisés depuis près de 30 ans.

Si les services de l’Etat avaient suivi correctement et sérieusement les ours comme ils le prétendent, il n’aurait pas été nécessaire de faire des enquêtes, administrative et judiciaire, pour savoir ce qu’il en était précisément. Le classement du dossier par la justice pourrait bien être un revers sans précédent pour l’équipe de suivi ours dont la compétence est mise à mal depuis longtemps.

Nous voyons bien que les déclarations de Philippe Lacube ont eu pour effet d’entamer un peu plus le crédit de ces services qui, depuis près de 30 ans, diffusent un peu tout et n’importe quoi et surtout beaucoup d’incohérences pour « la défense de la cause » comme le dit très bien en privé un Président d’association de défense de l’ours.

Aujourd’hui, avec la diffusion de l’information beaucoup plus facile qu’à la belle époque des années 80 où tous les mensonges étaient possibles, il faut d’autres arguments que des belles paroles et des chansons à la gloire de Cannelle.


Louis Dollo