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Thermalisme en danger : Denis Fégné et Marie Blanque montent au front

lundi 10 novembre 2025 par rédaction

Thermalisme : une médecine à défendre, un territoire à préserver

Ce lundi 10 novembre 2025, Denis Fégné, député socialiste des Hautes-Pyrénées, a tenu une conférence de presse aux côtés de Marie Blanque, directrice générale des Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre et administratrice du Conseil national des établissements thermaux. Ensemble, ils ont dénoncé le projet de décret gouvernemental visant à réduire drastiquement la prise en charge des cures thermales par l’Assurance maladie.

Un décret contesté

Selon les annonces récentes, le remboursement des cures passerait de 100 % à 65 % pour les patients atteints d’affections de longue durée (ALD), et de 65 % à seulement 15 % pour les autres patients. Une mesure qui, selon le Gouvernement, permettrait d’économiser 200 millions d’euros dès février 2026. Pour Denis Fégné et Marie Blanque, cette décision est un « non-sens médical et économique », car elle fragilise une filière qui concerne 500 000 patients chaque année et génère 12 000 emplois directs.

Le thermalisme, une médecine prouvée

Contrairement aux idées reçues, le thermalisme n’est pas un luxe ni un loisir. C’est une médecine préventive et curative, validée par plus de 60 études cliniques menées par l’AFRETh. Les résultats sont concrets : 82 % d’amélioration en dermatologie, 79 % en phlébologie. De plus, le coût d’une cure conventionnée (500 à 900 € pour 18 jours) reste bien inférieur à celui d’une hospitalisation (1 000 € par jour).

Un enjeu territorial et social

Au-delà de la santé, le thermalisme est un pilier économique et social pour des territoires comme les Hautes-Pyrénées, premier département de France en nombre de stations. Les établissements thermaux génèrent des recettes fiscales importantes (81 millions € de cotisations sociales et taxes locales) et participent à la vitalité des communes. La fermeture de stations aurait des conséquences dramatiques : perte d’emplois, désertification médicale et fragilisation du tissu local.

Une mobilisation transpartisane

Lors du débat parlementaire du 8 novembre, un amendement visant à déréférencer totalement les cures thermales a été rejeté à une large majorité (167 voix contre 24). Ce vote illustre le consensus politique autour de la défense du thermalisme. Denis Fégné, en tant que président du groupe d’études « Thermalisme » à l’Assemblée nationale, a rappelé que ce combat dépasse les clivages : il s’agit de santé publique, de dignité et d’équilibre territorial.

Conclusion

Le thermalisme coche toutes les cases de la médecine moderne : prévention, proximité, efficacité et humanité. Pour Denis Fégné et Marie Blanque, il est urgent que le Gouvernement renonce à ce décret et reconnaisse pleinement le thermalisme comme une médecine à part entière. Car derrière chaque cure, il y a un patient, une pathologie et un médecin. Et derrière chaque station, il y a un territoire qui vit.