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Amélioration de la qualité de la vie dans les quartiers

jeudi 5 novembre 2009 par rédaction

Dans le cadre de l’amélioration de la qualité de la vie dans les quartiers lourdais, une rencontre a été organisée entre les habitants de la cité Ophite et les différents partenaires (Ville,O.P.H., Conseil Général, État), afin d’établir un diagnostic sur les besoins des résidents. Participaient à cette rencontre un architecte, un ingénieur en espaces paysagers, les responsables locaux et départementaux de l’O.P.H., les élus municipaux dont Sylvain Peretto, Marie-Henriette Cabanne, Michel Rebollo, Philippe Bentz (directeur général des services), Dominique Teston (Directeur du service Travaux, urbanisme, voirie, propreté ,environnement). C’est dans un premier temps par une présentation et par la visite des lieux avec les locataires, que se sont déroulés les échanges, pour se terminer, intempéries obligent, à la maison de quartier.

S’exprimer sur la cité, sur ce qui est bien, sur ce qui dérange, sur ce qui pourrait être amélioré, donner des idées était l’objectif de cette rencontre, tout comme parler des voiries (qu’est ce qui appartient à la ville ou à l’O.P.H.), ou de l’adressage postal, avec des rues dénommées, afin d’éviter tout sentiment de relégation ou de non appartenance. Toutes sortes de problèmes ont été évoqués : les espaces, les accès et les ascenseurs pour les personnes à mobilité réduite ou handicapées, l’évacuation des eaux de pluie, les problèmes de stationnement, les épaves de véhicules automobiles, l’éclairage de la cité, les questions de bruit par rapport à la route nationale malgré le double vitrage, les problèmes de traversée vers le centre ville (positionnement des passages piétons, passage souterrain pas éclairé et insalubre).

On a parlé également des abris à containers à ordures couverts ou à ciel ouvert, des nuisances occasionnées par les jeunes qui s’approprient certains lieux surtout l’été et qui empêchent de dormir le voisinage, de la circulation de véhicules bruyants, ou de ceux qui se garent dans la nuit laissant tourner véhicule avec la radio pendant une demi-heure. Évoqués également les insultes, les incivilités, les cris dans les parties communes. Le chauffage et l’isolation des logements sont ici des problèmes importants. Il ne fait que 14° dans certains logements, et il est nécessaire d’utiliser des chauffages d’appoint électriques mais aussi au pétrole (générateur de monoxyde de carbone donc dangereux). La fréquence et les heures de passage du City-Bus qui ne sont pas adaptées aux besoins des habitants a été également mentionnée. Il y a trop de jeunes qui nous empêchent de vivre tranquillement, ont déclaré plusieurs personnes. Lorsque l’on appelle La Police, elle ne vient pas. Elle ne se déplace que s’il y a des victimes. Malgré plusieurs appels, personne ne vient. "Il faudrait que la municipalité intervienne auprès des responsables des services du commissariat" se sont exclamés ceux qui recherchent la quiétude et la sécurité.

Pierre Carillo, qui a acquiescé une partie de ces déclarations, s’est étonné que le contrat de Ville, avec la création d’un poste de Police n’ait pas été appliqué. Il demande la remise en place d’un tissu associatif avec les jeunes, et la présence d’éducateurs. « Il faut que ce quartier s’ouvre sur la ville et que la ville s’intéresse au quartier ». D’autres se sont étonnés que l’on s’intéresse à eux maintenant. Pourquoi pas avant ? a t-on entendu. Il semblerait que sur ce point, l’on ait attendu d’une part des fonds nécessaires pour améliorer le cadre de vie, et d’autre part que le passage de la 2x2 voies ne remette pas en cause l’existence de la cité. Beaucoup d’autres questions ont été posées qui ne trouveront pas réponses dans l’immédiat. Ce n’était ce soir qu’un diagnostic, dont on n’ a pour l’instant pas élaboré le vaccin, qui permettra, à défaut d’une guérison, d’apporter une convalescence aux souffrances de la cité. Mais si l’on peut apporter un soulagement, ces rencontres n’auront pas été vaines.

Henri Soulet