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Le trail des Gypaètes est de plus en plus éco-responsable pour la préservation de l’environnement

jeudi 5 mai 2022 par rédaction

A l’occasion du 14e trail des Gypaètes organisé le 24 avril dernier, Michel Hauser initiateur de cette épreuve avec Laurent Vignalet, de l’association « Les Festovalies en Bigorre » s’était montré intéressé de faire connaître tout ce qui avait été amené au niveau de ce trail. « Beaucoup de choses ont changé, en partie grâce à Marine Nicolau, de l’entreprise lourdaise Co&zion », nous a-til confié.

C’est vrai qu’à notre époque, le sport outdoor est de plus associé avec l’écologie, c’est évidemment vrai pour les organisateurs de trails. Alors que de tels évènements polluaient massivement l’environnement, rien qu’avec la quantité importante de déchets abandonnés par terre lors de chaque course, de nouvelles aspirations écologiques se multiplient de plus en plus. Désormais, on assiste en France à l’émergence de courses de trail écologiques, ce qui permet d’une part de préserver la planète et d’autre part de sensibiliser les personnes.

« Au départ, raconte Michel Hauser, nous transportions dans divers endroits du parcours beaucoup de packs d’eau dans des palettes. Aujourd’hui, nous n’achetons plus d’eau, on utilise l’eau des robinets et des sources que l’on trouve sur place ».

« On a essayé de faire un travail plus responsable, souligne Marine Nicolau, plus respectueux de l’environnement. Les coureurs y sont très sensibles. On le constate notamment sur le Trail du Mont Blanc qui a aussi pris ce virage là. Il était temps de faire évoluer le Trail des Gypaètes qui fonctionne super bien. Ainsi a-t-on décidé d’enlever un maximum de plastiques. On a retiré ne serait-ce que les poches données aux traileurs quand ils récupéraient leurs dossards. On les a remplacées par un sac réutilisable. Ils peuvent s’en servir en plus pour mettre par exemple leurs chaussures, les affaires mouillées après les douches. Nous avons essayé de supprimer aussi les couverts en plastique. Cette année, on s’est servi uniquement de vrais couverts, finis les gobelets en plastique, à la place on a utilisé les coco-up prêtés par le Symat. Tout cela permet d’éviter le gaspillage. Cette année, nous avons donné aussi tous les restes de nourriture à la Croix Rouge pour ne pas qu’il y ait de gaspillage alimentaire. Cela représentait une centaine de repas pour les personnes qui en avaient le plus besoin. Les seules bouteilles d’eau que nous avons gardées, ce sont les bouteilles pour l’eau pétillante d’Ogeu, les coureurs buvant beaucoup d’eau pétillante pour la récupération. On s’est servi davantage en vrac par exemple pour les Bretzel, très prisés sur les ravitaillements. Nous luttons également pour éviter la surconsommation. Nous avons demandé la taille des t-shirts pour chaque coureur afin qu’il puisse s’en servir par la suite. Nous avons commandé ces t-shirts en quantité pour ne pas avoir des poches individuelles en plastique à jeter. Pour le balisage, on s’est servi de rubalise et on a fait de la récupération. Après chaque trail, selon les directives de la préfecture, il faut tout débaliser dans les deux jours suivants. Nous avions trois personnes qui étaient toujours devant le dernier coureur pour enlever toutes les rubalises. « L’an prochain on va se poser la question de savoir si l’on continue les t-shirts, reprend Michel Hauser. On utilisera peut-être une ceinture où l’on mettra les gobelets et aussi pour accrocher les dossards, ce qui évitera aux traileurs d’apporter les épingles ».

« Cette année on a commencé vraiment à améliorer le côté “plus responsable et plus soucieux de l’environnement“, insiste Marine Nicolau. On réfléchit à mettre en place toutes les pistes pour l’an prochain : au lieu de prendre des gobelets à chaque ravitaillement qu’il faut relaver, on fournira un gobelet ou une gourde, nous espérons installer des mini murs avec des robinets poussoirs. Nous refaisons aussi nos supports site internet et réseaux sociaux pour supprimer totalement la partie papier afin que les participants ne renvoient pas par la Poste leurs inscriptions ».

Avec le trail des Gypaètes qui implique 75 bénévoles, voilà un bel exemple à suivre.

G.M.