Site d’informations en ligne, sur Lourdes et le Pays de Lourdes
  Informations Lourdes et Grand Tarbes  Informations Lourdes et Pays de Lourdes  Informations Bagnères de Bigorre  Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves  Informations Pays de Lannemezan  Information Pays du Val Adour  Informations Hautes-Pyrénées     

Modification du règlement intérieur de l’office de tourisme

mardi 1er décembre 2020 par rédaction

Avant de poursuivre le compte-rendu du conseil municipal, nous allons évoquer les temps forts de la soirée qui illustrent la perte de self-control du premier magistrat de la ville de Lourdes. A ce sujet, deux dossiers ont retenu notre attention : la modification du règlement intérieur de l’office de tourisme et la modification du tableau théorique des effectifs.

Modification du règlement intérieur de l’Office de Tourisme (Rapporteure Marie Etcheverry)

L’article 3 du règlement intérieur de l’EPIC- Office de Tourisme de Lourdes stipule que le Comité de direction de l’Office de Tourisme est composé de 22 membres, dont le Maire et 11 conseillers municipaux désignés par le Conseil municipal pour la durée de leur mandat, et 10 représentants des professions ou associations intéressées au tourisme.

La répartition des 10 sièges attribués à ces représentants est la suivante : Pour le secteur des Hôtels, Cafés et Restaurants :

UMIH de Lourdes : 2 sièges

Syndicat des Hôteliers, Restaurateurs lourdais/GNI : SYNHORCAT : 2 sièges

Syndicat des campings : 1 siège

Pour les autres professions intéressées au tourisme :

Intersyndicale de Lourdes : 2 sièges

Pour le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes : 1 siège

Les syndicats hôteliers GNI et SYNHORCAT ayant fusionné pour créer le Club des CHR de Lourdes, il est proposé au Conseil municipal d’accorder 2 sièges à ce club, tout comme à l’UMIH de Lourdes, ce qui portera le nombre de sièges attribués  aux professions ou associations intéressées au tourisme à 8 au lieu des 10 sièges actuels, et le nombre de membres du Comité de Direction à 20 membres au lieu de 22.

Il a fallu modifier l’article 3 du règlement intérieur de l’EPIC-Office de Tourisme de Lourdes qui sera dorénavant libellé comme suit :

« Conformément à l’article L. 133-5 du Code du Tourisme, les membres représentant la Ville de Lourdes détiennent la majorité des sièges du comité de direction. Le Comité de Direction est composé de 20 membres, dont le Maire et 11 conseillers municipaux désignés par le Conseil Municipal pour la durée de leur mandat et 8 représentants des professions ou associations intéressées au tourisme, désignés pour une durée de six ans par le Conseil Municipal sur proposition des associations ou organisations professionnelles locales intéressées. Le Conseil Municipal a désigné également des suppléants en nombre égal aux membres qu’il délègue au Comité de Direction.

Après la présentation du rapport par Marie Etcheverry, Julien Poque réclamait la parole : « Monsieur le Maire, je me permets de revenir sur cette délibération, même si ici encore il nous a été refusé de siéger au sein du comité directeur de l’Office de Tourisme. Vous allez me rétorquer que je suis redondant, mais l’ordre du jour de ce soir m’y oblige. En effet, il était de tradition que l’opposition municipale soit représentée au sein de l’Epic de l’Office de Tourisme, vous avez pris la décision de nous en exclure, nous en avons pris acte mais nous ne serons pas pour autant moins attentifs à ce qui s’y déroule.

Pour revenir plus précisément sur ce qui nous est demandé de délibérer, nous, élus de la minorité, voterons contre cette délibération. Il nous aurait semblé plus opportun de laisser au nombre de 10 le nombre de représentants des professions ou associations intéressées au tourisme, en octroyant et ce n’est qu’un exemple, 3 sièges à chaque syndicat hôtelier, ces derniers disposant jusqu’à maintenant d’un total de 6 sièges.

En effet, même si la loi, comme le rappelle la délibération, contraint à ce que les élus municipaux aient la majorité au sein de ce comité de direction, nous pensons qu’une forte présence de socio-professionnels n’eût pu être que bénéfique à la dynamique de fonctionnement de l’Office de Tourisme et dans l’esprit de ce qu’est un établissement public industriel et commercial, qui est par essence participatif ».

Marie-Christine Assouère : « Monsieur le Maire, de manière discrétionnaire, vous avez également décidé qu’il n’y aurait pas de commission municipale consacrée au tourisme. Par conséquent, sur le fondement de l’article L2121-19 du CGCT, les 6 élus de l’opposition vous demandons officiellement d’inscrire à l’ordre du jour du prochain conseil municipal un débat portant sur la politique générale de la commune. Cette demande ne peut nous être refusée et doit avoir lieu lors de la réunion suivante. Lors de ce débat, nous vous interrogerons notamment sur votre politique en matière de tourisme, de relance de l’économie locale et de gestion des ressources humaines ».

Stéphanie Lacoste : Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus. Je vous remercie de me donner la parole. Nous avons souvent voulu nous exprimer dans la presse mais nous nous sommes tus car dans le contexte actuel difficile et contraint, la gravité de la situation ne permet pas les turpitudes internes. Ne prenez pas notre silence et notre calme pour de l’ignorance ou de l’acceptation mais pour de la dignité en ces temps difficiles.

Puisqu’il s’agit sur ce point de l’office du tourisme et des socioprofessionnels, nous souhaiterions réagir à un article paru dans la Montagne dans lequel, Monsieur le Maire, vous indiquez, je vous cite :

« Je ne suis pas le Maire d’une caste. Je suis un vrai républicain. Les électeurs ont voulu couper avec le système qui prévalait depuis 50 ans, un modèle économique porté par une frange de la population. »

Vous dites également « J’ai mené le même type de campagne, il n’y avait pas d’hôteliers, je ne voulais pas de lobbies ».

Vous aimez cultiver cet héritage et faites référence à M. François ABADIE, Maire de Lourdes 1971 à 1989.

Mais ces propos ne sont pas dignes du premier magistrat de la commune.

Être républicain (Res Publica : chose publique, domaine commun), c’est aussi défendre l’idée selon laquelle l’objectif d’un Etat, d’une ville, de leur existence comme de leurs décisions, doivent être le bien commun, pour tous.

Monsieur François Abadie avait, lui, justement, des représentants de tous métiers dans sa liste et respectait ô combien tout le monde.

Un conseil municipal représente l’ensemble de la population.

Comment Monsieur le Maire pouvez-vous stigmatiser ainsi une partie de vos électeurs en utilisant le terme de « caste », de « lobbies », de « frange de la population ». Ce n’est pas sérieux et en outre ce n’est pas digne en ces temps si difficiles au cours desquels vous devriez au contraire défendre un apaisement.

Monsieur le Maire, la fonction que vous occupez vous impose d’être dans le consensus. L’heure n’est plus à faire de la politique. Vous n’êtes plus en campagne. Vous êtes le maire de tous les Lourdais : le maire de ceux qui ont voté pour nous (2000), le maire de ceux qui ont voté pour vous (3000) et le maire des 5000 qui se sont abstenus et les autres.

Ne percevez-vous pas le grand désarroi, la perte de repères ?...

Nous vivons tous le désarroi des saisonniers que nous soutenons, l’inquiétude des hôteliers, de tous les socio-professionnels que nous soutenons, la crainte de tous les Lourdais car nous sommes tous liés les uns aux autres. C’est d’ailleurs ce qui fait notre richesse.

Nous sommes tous les maillons d’une même chaîne. Nous existons les uns avec les autres.

Nous sommes tous UN. Les uns sans les autres et inversement nous ne sommes rien. Je le disais pendant la campagne, du fond du cœur, « Seuls nous ne sommes rien » (Nelson Mandela).

Julien Poque, en réponse à la non présence des élus de l’opposition à la manifestation des saisonniers : “Monsieur le Maire, je ne pense pas que nous sommes réunis dans cette assemblé pour hiérarchiser les causes. Oui bien évidemment nous sommes plus qu’attentifs à la situation très précaire des saisonniers tout comme nous sommes très sensibles à la période plus que préoccupante que traversent nos entreprises. Car je me permets de le souligner et pour arrêter d’opposer les uns aux autres, sans entreprises pas de salariés et sans salariés pas d’entreprises. Et nous ne saurions réduire notre engagement à une présence à un rassemblement. Car si tel était le cas, et vous avez déjà répondu à cette question, nous vous aurions demandé pourquoi vous n’étiez pas présent à la manifestation des socio-professionnels du lundi 23 novembre, manifestation qui je le précise contrairement à ce que vous affirmez n’était pas un rassemblement contre le Préfet des Hautes-Pyrénées ”.

***********

Les membres des socio-professionnels désignés pour siéger au comité de direction de l’Epic sont :

• Pour l’UMIH de Lourdes : Christian Gélis et Patrick Vinualès (titulaires), Louis-François Guinguené et Philippe Pique (suppléants)

• Pour le club des CHR de Lourdes : François Destandau et Christophe FUSTER (titulaires), Pierre Durand et Gilles Fonts (suppléants)

• Pour le syndicat des campings : Fabien Cazenave (titulaire), Victor De Souza (suppléant)

• Pour l’intersyndicale de Lourdes : Claudine Aubert et Frédéric Costa (titulaires), Jean Rouzaud et Jean-Christophe DUBAU (suppléants)

• Pour le Sanctuaire Notre Dame de Lourdes : Mgr Olivier Ribadeau Dumas (titulaire), Mgr Xavier D’Arodes (suppléant)

Ci-dessous l’audio de la discussion avec la réponse du maire qui clame : « Tout va bien M. Poque » avec son leitmotiv : “Lourdes doit changer de paradigme”

A SUIVRE