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Les finances du Sanctuaire redressées

lundi 8 avril 2019 par rédaction

Une conférence de presse s’est tenue ce lundi matin au sanctuaire en présence du père André Cabes, recteur du sanctuaire et de Guillaume de Vulpian, directeur général du sanctuaire. Avant d’aborder le thème de l’année 2019 « Bernadette », Guillaume de Vulpian est longuement intervenu sur le redressement des finances du sanctuaire qui avaient accusé 10 ans de pertes d’exploitation.

Nommé à la direction du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, en avril 2017, par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, Guillaume de Vulpian a œuvré pour redresser les comptes en maîtrisant les dépenses et en réduisant les coûts de fonctionnement. Les mesures prises, avec le Père André Cabes, recteur du Sanctuaire, ont permis de retrouver un nouveau souffle pour l’institution qui emploie actuellement 330 salariés, permanents et saisonniers, ce qui équivaut à 280 emplois temps plein.

Étendu sur 55 hectares, le domaine nécessite des frais de fonctionnement importants. Il abrite la maison des chapelains, où résident une trentaine de prêtres qui animent la vie pastorale.

Ancien cadre de chez Renault, qui a travaillé notamment en Autriche, le directeur général a trouvé à Lourdes un lieu de fraternité et de rencontre où, durant l’été 2018, il s’est lui-même mis au service des plus souffrants, en revêtant la tenue d’hospitalier au sein du pèlerinage de Langres. Etre serviteur est, selon lui, le charisme de Lourdes, dans l’esprit des objectifs proposés par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et de Lourdes, dans ses orientations : "Au service de la joie des convives" : « Ce qui est beau à Lourdes, c’est le regard porté sur les autres, dans une démarche qui inclut et n’exclut pas. A Lourdes, il y a les malades que l’on voit, et tous ceux qui souffrent dans leur cœur. Ce que l’on vit sur place nous transcende. On n’est pas dans la tristesse mais dans la joie. »

Après dix années de résultat d’exploitation négatif, les indicateurs sont redevenus favorables avec un redressement net qui permet de regarder l’avenir avec confiance,

Une vision sur trois ans englobe différents axes de travail : devenir un Sanctuaire proposant, en mettant l’accent sur l’accueil des pèlerins avec, par exemple, la réalisation d’un jardin de recueillement face à la Grotte, côté rive droite du Gave. « On a pris en compte l’aspiration naturelle du pèlerin à venir méditer en silence pour doubler la surface de ce lieu réservé à la prière. On va aménager cet endroit en tenant compte de cette attente. » Le deuxième point fort est de transformer les lieux d’hébergement en activité pastorale.

« Les hébergements du Sanctuaire ne sont pas des hôtels. Il faut prendre en compte cette dimension pastorale très particulière dont témoigne le lien entre les hospitaliers et les malades. » A l’Accueil Notre-Dame, des chambres permettent d’accueillir des accompagnants : des hospitaliers, la famille... Enfin, le troisième volet est de proposer une offre digitale : « Beaucoup entrent par la porte du Sanctuaire en visitant le site Internet. ll faut qu’il y ait des propositions pastorales et des facilités techniques. »

Comment avez-vous procédé pour rééquilibrer les comptes du sanctuaire ?

Guillaume de Vulpian : « Comme institution, nous nous devons d’être indépendants dans notre gestion, sans être tributaires d’événements exceptionnels comme les legs par exemple. Aussi, la première mesure a été de mieux acheter. Le Sanctuaire fait affaire avec 800 fournisseurs. Nous avons renégocié des contrats avec la ciergerie, pour l’alimentation, la blanchisserie... Nous avons créé une centrale d’achats. Plutôt que de permettre aux services d’acheter par eux-mêmes, un seul service achète et en plus grande quantité. Nous avons ensuite baissé les frais de fonctionnement, en renégociant les contrats d’assurance pour la même prestation. Ensuite, beaucoup de personnes sont parties à la retraite ces derniers mois ou sont parties en rupture conventionnelle. Nous avons fait le choix de ne pas remplacer tout le monde. Sur deux années, cela représente deux millions d’euros d’économie ».

Vous avez mis l’accent sur l’augmentation des recettes

Guillaume de Vulpian : « Les anciens brûloirs ont été remplacés et le Sanctuaire compte désormais sept nouvelles chapelles de lumière. Les offrandes ont permis de développer nos ressources. Les pèlerins ont déposé plus de cierges. Cela représente une augmentation de 600 000 euros. Nous avons aussi demandé aux quelque 600 pèlerinages organisés une contribution de l’ordre de deux euros par pèlerin et par jour. Cela représente un euro de plus par jour et par pèlerin que les années précédentes. C’est une mesure nouvelle car le Sanctuaire n’avait jamais répercuté une quelconque augmentation. En contrepartie, nous offrons un flambeau de procession à chaque pèlerin. Nous ouvrons aussi le parking de la prairie pour l’ensemble des cars.

Il y a aussi les pèlerins individuels...

Guillaume de Vulpian : « Les pèlerins individuels donnent une offrande pour le flambeau de procession. Bien souvent, aussi, ils se procurent les programmes. Une douzaine de fascicules sont édités, et cela est, pour le Sanctuaire, une autre source de revenus.

Le nombre de pèlerins qui viennent dans le cadre de pèlerinages organisés est stable. Par contre, il y a une nette augmentation de pèlerins individuels, estimée à 12%. Au total, c’est 1,2 million de personnes qui vient au Sanctuaire, auquel s’ajoutent les visiteurs.

2019, année Bernadette

« L’année 2019 célèbre le 175e anniversaire de la naissance de Bernadette Soubirous et le 140e de sa mort, rappelle le père André Cabes. Ces évènements sont l’occasion d’approfondir son témoignage de vie et de nous mettre à l’écoute de son testament spirituel. Tout au long de cette année, de nombreuses initiatives sont donc menées en ce sens. La petite Bernadette, qui a reçu les confidences de la Vierge Marie 18 fois au cours des Apparitions de Lourdes en 1858, est devenue sainte non pour avoir été favorisée des visites de Marie, mais pour la manière dont elle y a répondu. Elle nous appelle à la suivre sur ce chemin... »

Sainte Bernadette, mise à l’honneur toute l’année.

Les reliques de sainte Bernadette seront mises à l’honneur. Un temps de vénération sera proposé deux fois par semaine, après la messe internationale, les mercredis et dimanches. De plus, son reliquaire continuera ses pérégrinations en Europe avec de nouvelles étapes en France, en Italie et en Espagne.

Le chemin de Bernadette qui mène au village voisin de Bartrès (village où elle a vécu avant les Apparitions et où elle a gardé les moutons) sera rendu plus accessible.

L’église Sainte-Bernadette, inaugurée en 1988, doit être entièrement rénovée : les travaux entrepris consistent notamment à donner plus de modularité à l’église. Si elle pouvait auparavant être divisée en deux espaces, les nouveaux équipements permettront l’agencement de plusieurs dimensions d’accueil : pour quelques centaines ou pour plusieurs milliers de pèlerins.

Un calendrier annuel (cf. ci-dessous) met à l’honneur les grandes dates de la vie de Bernadette, permettant ainsi aux pèlerins d’obtenir l’indulgence accordée spécialement en cette année.

Une liturgie nouvelle, « De la boue jaillit la source », évoquant la découverte de la source par Bernadette et qui symbolise aussi son parcours, de la misère du cachot aux faveurs maternelles de la Vierge Marie.

Une démarche de pèlerinage proposée sur deux jours pour mieux comprendre la vie et la spiritualité de Bernadette (visites accompagnées, conférences, sacrements, processions...).

De plus, le Sanctuaire de Lourdes s’associe à deux beaux projets culturels qui mettent en lumière la vie et le message de la petite Lourdaise devenue sainte :

La comédie musicale « Bernadette de Lourdes », en résidence à Lourdes pendant plusieurs mois. Une fresque magnifique qui allie le talent de ses créateurs (musiques de Grégoire, mise en scène de Serge Denoncourt, paroles de Lionel Florence et Patrice Guirao) à une grande précision historique pour offrir une découverte inédite du message de Lourdes.

En mai, sortie nationale au cinéma du film « Lourdes », réalisé par Thierry Demaizière et Alban Teurlai. Ce documentaire s’attache à donner le premier rôle aux pèlerins malades ou fragiles, pour tenter de comprendre pourquoi, comme Bernadette, « ils sont attirés à la Grotte ».

Événements et nouveautés 2019

• 8/11 février : Les « Journées de Lourdes » : colloque et fête de Notre-Dame de Lourdes.

• 15/17 février : Pèlerinage des couples à l’occasion de la Saint-Valentin. 

• 18/22 février : Conférences sur sainte Bernadette.

• 30 mai : Pèlerinage pour les baptisés divorcés.

• 28/30 juin : Pèlerinage des pères de famille.

• 7/9 août : Rassemblement marial « Open Source » pour les jeunes adultes.

• 22 août : Fête de la Famille Notre-Dame de Lourdes.

• 12/13 octobre : Pèlerinage des mères de famille et 1ère édition du pèlerinage des cuisiniers.

Une exposition Saint Benoît-Joseph Labre

Autre illustration du thème d’année : une exposition sur saint Benoît-Joseph Labre. Elle est présentée depuis le 11 février 2019 dans les locaux de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes (Accueil Jean-Paul II). On pourra découvrir la vie du saint-patron des hospitaliers, mendiant et pèlerin, et son lien avec Lourdes et Bernadette.

Les interviews

Père André Cabes

Guillaume de Vulpian