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L’OPH inaugure les 17 pavillons de la résidence « Les Crêtes du Pibeste »

mardi 19 mars 2019 par rédaction

Jean Glavany, président de l’OPH 65, et Josette Bourdeu, maire de Lourdes ont inauguré, le vendredi 15 mars 2019, les 17 pavillons de la résidence « Les Crêtes du Pibeste », située avenue Jean Moulin à Lourdes, en présence de Franck Bochet, du service urbanisme de la DDT qui représentait Sonia Penela, sous-préfète d’Argelès-Gazost, de l’architecte Michel Estangoy, de Jean-Pierre Lafont-Cassiat, directeur général de l’OPH 65, de Jacques Schneider, du groupe CILEO, des entreprises et de plusieurs employés de l’OPH 65.


Le programme de cette opération porte sur la construction d’un total de 17 pavillons dont 5 T3 et 12 T4 en duplex accueillant 54 locataires dont 30 enfants : 

Avec jardins et garages 

Loyers (Hors jardin et garage)

- 5 logements PLAI 

• T3 : 360 € en moyenne 

• T4 : 439 € en moyenne 

- 12 logements PLUS

• T3 : 406 € en moyenne

• T4 : 489 € en moyenne

Le permis de construire a été obtenu en mars 2015. La livraison de la résidence a été faite en janvier 2019. Le lotissement bénéficie de la réglementation thermique RT 2012. Le mode constructif des bâtiments est de type traditionnel.

Le financement de ces 17 logements est réalisé en PLUS pour 12 logements et en PLAI pour les 5 logements restants. Coût de revient global : 2 713 192 euros TTC, dont 42 500 euros TTC de subventions d’Etat. Total des prêts 2 017 330 euros TTC. Fonds propres : 653 362 euros TTC

Après la visite d’un logement, il a été procédé à l’inauguration. Le ruban symbolique a été coupé par la maire de Lourdes.

Les discours

Josette Bourdeu s’est réjouie d’inaugurer cet ensemble de 17 logements individuels, d’autant qu’il y avait bien longtemps que la ville de Lourdes n’avait pas bénéficié de logements sociaux, répondant aux normes énergétiques. « Son intégration, a-t-elle dit, est particulièrement réussie dans cette zone légèrement excentrée de notre commune, résidentielle, très verte, très calme, bénéficiant d’un point attractif sur nos montagnes. Tous les ingrédients sont réunis pour que se créent ici une vraie vie de quartier, une vraie convivialité entre les différents locataires, une vraie douceur de vivre ».

Jean Glavany égratigne l’Etat

Après avoir souligné le caractère exemplaire de cette opération, Jean Glavany en a profité pour faire un point sur la situation de l’OPH. « Un office qui vit bien mais à qui on crée beaucoup d’ennuis. Ici pour construire 17 logements avec ses terrasses, ses petits jardins pour un budget global de 2,7 millions euros d’investissement, nous avons mis 650 000 euros de fonds propres. Aujourd’hui, on ne pourrait plus le faire avec la politique désastreuse de l’Etat pour le logement. C’est désastreux pour des offices comme le nôtre. Le gouvernement nous ponctionne 80% de nos résultats. Quand nous avons étudié cette opération, elle sera définitivement déficitaire pour l’OPH, sauf si l’Etat revient sur ses dispositions. Il nous faudra trouver des marges bénéficiaires sur d’autres opérations pour faire face à ce genre de situation. C’est déplorable. L’OPH c’est un organisme qui a près de 8000 locataires, 200 salariés, qui va continuer à se battre. Peut-être, il construira moins, peut-être il rénovera moins ».

« Lannedarré, ça y est, on démolit ! »

Il terminait en évoquant deux dossiers concernant l’OPH et la ville de Lourdes. “A Lourdes, l’OPH a un peu plus de 1200 logements. Lannedarré, ça y est on démolit. Le chantier de désamiantage a commencé. Reste l’Ophite et le projet de l’Opération de Renouvellement Urbain dans le cadre du projet national NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) qui concerne 550 logements. Alors qu’il y a encore de l’attachement à l’Ophite, nous savons que dans 10, 15 ou 20 ans plus personne ne voudra y habiter. Notre devoir c’est de prévoir cette évolution des choses. Avec quel argent on va reconstruire ? L’Etat nous dit : il n’y a qu’à en reconstruire que 140 ». Plaisanterie pour Jean Glavany qui reste optimiste. “Je pense que l’on fera cette opération de renouvellement urbain à l’Ophite. La discussion est engagée. Je ne désespère pas qu’à la fin, l’Etat soit intelligent”.

Franck Bochet, du service urbanisme de la DDT, a dit lui aussi que c’était une opération exemplaire, sur le plan des économies d’énergie, sur le plan de l’espace. “2,7 millions de travaux, ça permet à l’ensemble des entreprises d’intervenir. Ça peut préfigurer ce que fait l’OPH depuis plusieurs années qui est de développer son parc par des petites maisons individuelles qui sont très prisées par les locataires. Au niveau local, l’Etat a toujours fortement accompagné l’OPH dans cette dynamique et notamment la ville de Lourdes par rapport à l’opération de l’Ophite où aujourd’hui il n’y a pas de dysfonctionnements sociaux. On sait que dans 10 ou 15 ans, avec la dégradation du bâti, on peut aboutir à des dysfonctionnements sociaux majeurs. C’est pour ça que l’état local et l’état national à travers l’ANRU accompagnent fortement cette opération. En début de programme, on nous avait réservé une enveloppe de 9 millions d’euros. A l’heure actuelle, cette enveloppe est passée à 18 millions d’euros. Nous subventionnons à 100% la démolition. Se pose alors la question soit de la réhabilitation, soit de la reconstruction. 140 logements, ça peut paraître faible par rapport aux 551 logements. Mais il faut savoir que le taux de rotation au niveau de l’Ophite c’est 14% chaque année. Au niveau de la ville de Lourdes, on a plus de 12% de logements vacants. On a un Cœur de ville à redynamiser. Au niveau de l’Etat, on a besoin aussi d’arriver à articuler et la reconstruction suite à la démolition que l’Ophite va avoir et la réalisation de l’action Cœur de ville. C’est cette globalité que l’Etat en partenariat travaille depuis 4 ans. C’est ce message que je voulais apporter. On est à côté des Lourdais et de l’OPH pour accompagner. L’ensemble des solutions, on les trouvera ensemble”.

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19 mars 2019
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