Site d’informations en ligne, sur Lourdes et le Pays de Lourdes
  Informations Lourdes et Grand Tarbes  Informations Lourdes et Pays de Lourdes  Informations Bagnères de Bigorre  Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves  Informations Pays de Lannemezan  Information Pays du Val Adour  Informations Hautes-Pyrénées     
   

Manifestation de soutien aux salariés de l’entreprise Toupnot de Lourdes

dimanche 24 février 2019 par rédaction

Près de 400 personnes se sont mobilisées, samedi matin, en solidarité avec les salariés de l’usine Toupnot, de Lourdes, dont l’emploi est menacé après l’incendie du 10 janvier dernier qui a pratiquement détruit le site industriel. Cet appel à la solidarité lancé par le personnel a été suivi par de très nombreux élus. Parmi eux on notait la présence de Jeanine Dubié, députée, Maryse Carrère et Viviane Artigalas, sénatrices, Gérard Trémège, président de l’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, Josette Bourdeu, maire de Lourdes qui représentait Michel Pélieu, président du conseil départemental ; Bruno Vinualès, Louisou Armary, conseillers départementaux, les conseillers municipaux de Lourdes, majorité et opposition (dont Jean-Pierre Artiganave, ancien maire de Lourdes).

Remarqué également la présence de Pierre Franco, l’ancien PDG de l’entreprise familiale Toupnot, que l’on a trouvé particulièrement affecté par la tournure des évènements. “Je suis tout à fait solidaire des employés. C’est dramatique ce qui arrive et ce qui va se passer. Car moi j’ai la forte impression – et je ne suis pas dans le secret des Dieux, n’ayant plus de contacts avec la nouvelle direction – je les vois mal reconstruire cette usine pour plusieurs raisons. Notamment le fait qu’ils ont perdu 70% des marchés à l’export, particulièrement sur l’Afrique qui était le cœur du système commercial de l’usine Toupnot. Nous faisions 90% d’export. Dans ces 90% d’export il y avait 70% vers l’Afrique. Ils ont tout perdu. Pour moi, il y a une grosse erreur de casting sur le commercial. Le problème vient de là. Pourquoi voulez-vous qu’ils reconstruisent une usine qui perd de l’argent cette année mais de l’argent qu’elle avait gagné l’année précédente. J’espère qu’ils vont se reprendre et bien analyser la situation. Ils pourraient peut-être reconstruire l’usine sur des bases un peu moins importantes pour laisser trois à quatre lignes de fabrication. Il y en avait 15. C’est peut-être trop grand maintenant. Restreindre peut-être les capacités. J’ai plutôt l’impression qu’ils vont transférer les fabrications sur les autres usines. S’agissant de la diversification, on fabriquait déjà ici des barquettes. La diversification, c’est quoi ? Du pâté : on était déjà capable d’en faire. C’est compliqué. C’est un groupe qui fabrique déjà du pâté. Le cœur de l’usine, c’était ici le corned-beef. S’ils ne veulent plus faire de corned-beef, malheureusement c’est fichu. C’est un problème de commercial, c’est un problème de volonté. S’ils mettent les bonnes personnes pour faire du commercial, je pense que ça peut repartir sans problème

DIAPORAMA

Parti de l’usine, le cortège a traversé le centre-ville. Devant le marché et les halles, un salarié de Toupnot a lancé un appel aux commerçants et aux chalands pour qu’ils viennent soutenir le personnel de l’entreprise. Arrivés devant la mairie, terme du parcours, salariés et les personnes présentes ont écouté les prises de parole des divers intervenants.

Les interventions (audios ci-dessous)

Philippe Combes, secrétaire CHSCT de la société Toupnot

• Josette Bourdeu, maire de Lourdes

Gérard Trémège, président de l’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées

Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la région Occitanie, chargé de l’alimentation et de l’agro-alimentaire

Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées

Maryse Carrère, sénatrice des Hautes-Pyrénées

Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées

Une première : des salariés de l’usine Toupnot sont allés se recueillir à la grotte de Massabielle où ils ont déposé une corbeille de fleurs

Philippe Combes a remercié les élus pour leurs interventions et leur soutien. Il a ensuite dit que pour la première fois, les Sanctuaires avaient autorisé les salariés de Toupnot à déposer un bouquet de fleurs à la grotte de Massabielle et à s’y recueillir. La seule chose demandée, c’est qu’à l’entrée du sanctuaire, tout ce qui est banderoles et badges, devait rester à l’extérieur.

DIAPORAMA
VIDEO - Jean-François Courtille
VIDEO - Jean-François Courtille