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L’Hôtellerie Lourdaise bradée : 12 € la chambre !

dimanche 11 juillet 2010 par rédaction

Si à Lourdes les commerçants sont en pleine période des soldes d’été, il devrait en être tout autrement dans le secteur de l’hôtellerie en cette époque de haute saison. Il n’en est rien.

A grand renfort de publicité sur le net, une centrale de réservation (Booking.com) affiche un prix de chambre à Lourdes défiant toute concurrence (voir la bannière ci-dessus. Une offre publiée bien sûr avec l’accord de l’hôtelier Lourdais, lequel n’hésite pas à sacrifier ses prix de chambres en pleine saison touristique. Certes, la fréquentation des hôtels Lourdais avec la crise économique aidant semble marquer le pas cette année. On note en effet quelques fermetures ponctuelles d’établissements pour de courtes durées en ce mois de juillet.

De tout temps, l’hôtellerie Lourdaise a été et est toujours actuellement l’hôtellerie la moins chère de France. Cette particularité bien lourdaise permet d’accueillir à Lourdes un nombre important de personnes qui n’auraient pas forcément les moyens financiers de séjourner à l’hôtel, et en conséquence de leur permettre de pouvoir accomplir leur pèlerinage, qui pour certains se renouvelle chaque année.

Les disparités structurales, économiques de chaque établissement lourdais peuvent-elles influencer ce qu’on appelle pudiquement le prix du marché ?

Contactés, les socio-professionnels indiquent qu’évidemment Lourdes n’échappe pas à la règle de l’économie dictée par l’offre et la demande. Néanmoins, les hôteliers devraient s’interroger aussi sur la notion même du prix souhaité au plus bas par le client et de l’autre désiré par le commerçant. Dans cette négociation, il y a des fondamentaux à prendre en considération et à respecter, il s’agit notamment de la marge, qui avec ce prix trop bas est inexistante. Or vendre sans marge, c’est-à-dire à perte, c’est carrément du dumping.

Parmi les réactions enregistrées ce dimanche matin auprès d’hôteliers locaux, on a en retenu deux : "Tirer les prix vers le bas, c’est immanquablement se tirer une balle dans le pied"
 ; "A ce rythme ,on sera moins cher que les campings avec des charges supérieures"

Ils précisent qu’à l’approche des 3 échéances importantes pour l’hôtellerie, il faut rester vigilant sur les tarifs et ne pas tomber dans cette spirale tarifaire :

- 2011 : La mise aux normes sécurité incendie
- 2012 : Le nouveau classement hôtelier
- 2015 : Normes d’accessibilité

Les socio-professionnels rappellent l’importance de dégager des marges pour financer ces futurs investissements. Sans compter que pour ce mois de juillet, suite aux accords sociaux de décembre 2009 et de l’arrêt du 18 février 2010, s’ajoutent le versement de la prime TVA, la revalorisation de l’échelle des salaires ainsi que le financement d’une mutuelle pour les salariés. Pour eux, ce n’est donc pas le moment de brader. "Précisons néanmoins que cette pratique tarifaire reste très marginale, conclut cet hôtelier bien connu. Il convient de maintenir des prix de vente raisonnablement calculés en rapport avec leurs classifications".