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Jean-Pierre Artiganave rappelle les dépenses de la municipalité Bourdeu et aborde les dossiers des bancs de la Grotte et de l’avenue Peyramale prolongée

jeudi 11 octobre 2018 par rédaction

Au moment où il allait prendre la parole, l’ancien maire de Lourdes ignorait que celle qui lui a succédé, Josette Bourdeu, avait fait savoir depuis le Mexique où elle se trouvait en déplacement, qu’elle avait repris langue avec ses amis du PRG et qu’elle rejoignait avec enthousiasme le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), né de la fusion des deux anciens partis radicaux, à savoir le PRG et le Parti Radical Valoisien, co-présidé au plan national par Sylvia Pinel (ex présidente du PRG) et Laurent Hénart (ex président du Parti Radical Valoisien) et dont le premier président départemental sera le Lannemezanais Laurent Lages (ex PRG), élu jeudi soir par un score à la soviétique (99,9%). Et que Josette Bourdeu côtoierait dans ce nouveau mouvement politique Michel Azot, ex UDI, ancien adjoint de JPA, conseiller municipal qui a pris depuis ses distances avec lui, son inséparable voisin de conférence de presse André Barreyat, Michel Ausina, conseiller municipal élu sur la liste Bourdeu dont on avait cru comprendre qu’il avait lui aussi pris le large et Sylvie Estanol, ancienne secrétaire de JPA à la mairie, chargée de la formation au sein du MRSL 65.

Ceci étant dit et qui ne manque pas d’intérêt, revenons à cette conférence de presse et à l’intervention de Jean-Pierre Artiganave.

« A défaut d’avoir réalisé le début du début même de son programme sur lequel, en 2014, les Lourdais lui avaient fait confiance et à défaut d’un plan Marshall, Madame le Maire nous demande aujourd’hui de financer sa campagne électorale future grâce à la vente des bancs de la Grotte que toutes les Lourdaises et les Lourdais connaissent bien. Annoncé lors de sa dernière déclaration en conférence de presse. Cette annonce suscite chez les locataires des bancs de la Grotte, émotion, inquiétude, voire colère, chez les Lourdaises et les Lourdais interrogations, méfiance voire suspicion. Je vais y revenir.

Reprenant sa vieille rengaine, les caisses sont vides, Mme le Maire ajoute : « Ce sera là le moyen de renouveler la vie à Lourdes ». Pour ne pas paraphraser un être sur lequel je n’ai aucune accroche, il s’agirait donc de la version lourdaise du « GRAND REMPLACEMENT ». Je continue : « Le produit de ces ventes nous permettra de financer en 2019 les attentes des Lourdais par rapport à l’amélioration de leur vie quotidienne, notamment en ce qui concerne l’état de nos voiries, la propreté, il s’agira de renouveler le matériel, de finaliser les chantiers, de participer au financement de projets lourds (l’église paroissiale ou l’avenue Peyramale prolongée ». Or, nous avons en 2018, c’est l’obligation que l’on donne aux collectivités territoriales, voter un budget en équilibre et aujourd’hui il serait bon de rappeler ici quelques chiffres puisque voilà 5 ans qui ont passé.

Des chiffres

La dette en 2014 était de 26 millions d’euros. La dette en 2018 est de pratiquement 30 millions d’euros. Les dépenses de fonctionnement sur le budget primitif en 2014 étaient de 24 millions dont 10,1 millions en personnel. Elles sont en 2018 de 32 millions dont 12,1 millions sur les dépenses de personnel. Les emprunts prévus en 2018 frisent les 3 millions d’euros (2,7 millions). « A la fin de 2014, la capacité de désendettement était de 65 ans, aujourd’hui elle est de 18 ans et 9 mois ». Donc en plus d’avoir un agent immobilier, nous avons un prestidigitateur. D’une part, on augmente la dette, mais en même temps on réduit tout d’un coup la capacité de désendettement de près de 40 ans ! Sur le débat d’orientations budgétaires de 2018, d’après les propos même de M. Capel, les dépenses devraient augmenter de 6% » « La hausse de la taxe de séjour votée en 2017 devrait entraîner plus de 350 000 euros de recettes qui permettront de financer les travaux importants sur le bas de la ville ». Tous les commerçants, les socio-professionnels et les pèlerins en matière de grands travaux n’auront vu que … l’installation de bornes et des travaux de chaussée dont on a vu rue de la Grotte, avenue Bernadette Soubirous, place Mgr Laurence, rue Mgr Schoepfer le résultat. En tout, près de 5 millions d’euros ont été récoltés depuis que la taxe de séjour est passée au réel, donc 5 millions d’euros dans les caisses de la ville de Lourdes.

En face, quelques dépenses : le chauffeur, les deux véhicules, les indemnités de fonction et les voyages. Aujourd’hui, Mme le Maire, semble-t-il, n’est pas dans nos murs, elle est au Mexique dans le cadre de la grande agglomération… Le parking sur le lac de Lourdes : 400 000 euros, Lourdes Plage : 300 000 euros, le quai Saint Jean (achat et démolition) : plus de 1,1 million euros, les études depuis 2015 : des sommes très considérables par plusieurs centaines de milliers d’euros, le centre de surveillance municipal sans cesse remis, 10 agents sont dans la nature, ne sont pas en exercice sur le centre de surveillance municipal. Je passe sur les primes des cadres, surtout ceux de la Noël 2017/2018. Le personnel : nous ne savons plus. Là, nous avons vraisemblablement des embauches mais ça sera après 2020. Nous l’espérons à celles et ceux qui seront en place de faire le tri et aussi à la chambre régionale de la cour des comptes. Bien évidemment le triptyque : les bornes (quasiment 2 millions d’euros), l’église (plus de 3 millions d’euros) et l’avenue Peyramale prolongée (2 millions d’euros sans parler des dépenses liées au 160ème anniversaire des apparitions)

Les bancs de la Grotte et l’avenue Peyramale prolongée

« Nous ne sommes pas ici, conseillers municipaux, en mesure de savoir dans quelles circonstances, moyens et procédures, les bancs de la Grotte vont être "mis en vente".

JPA évoque des procédures floues. Il parle de rupture historique dans l’équilibre socio-économique lourdais. Veut-on installer des grandes surfaces dans le bas de la ville, aux portes de la Grotte ? L’ancien maire pose la question : « A quelle sauce Mme Bourdeu veut manger le petit commerce lourdais ? » On peut écouter l’audio ci-dessous :

MP3 - 5.8 Mo