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L’opposition municipale épingle sévèrement la politique de Josette Bourdeu et de sa majorité

jeudi 11 octobre 2018 par rédaction


Cet après-midi, Jean-Pierre Artiganave et deux élus de son équipe (Marie-Bernadette Xerri et Momo Dilmi) auxquels s’étaient jointe Angelika Omnès, conseillère municipale indépendante, passée de la majorité à l’opposition, ont été rudes envers la maire Josette Bourdeu et sa majorité, notamment Alain Abadie, adjoint aux travaux. Tous les sujets brûlants d’actualité ont été passés en revue. C’est Angelika Omnès qui a ouvert le « feu.

La déclaration d’Anjelika Omnès,

Conseillère Municipale Indépendante

Depuis ma démission de la majorité municipale en mars 2017, je continue mon mandat électif en tant que conseillère municipale indépendante. J’ai pris l’habitude de m’exprimer sur des sujets importants. La raison de cette conférence de presse commune avec Monsieur Artiganave et les membres de l’opposition, c’est l’annonce faite par Madame le Maire de la vente sans précédent d’une quantité considérable du patrimoine immobilier communal.

Comme la majorité des Lourdais, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que l’école d’Anclades serait vendue. Jamais je n’aurais imaginé qu’une municipalité, qui prétend défendre les valeurs de la gauche, celles du PRG et du PS, pourrait organiser un jour la fermeture d’une école pour la vendre. Je suis surprise du silence de certains adjoints, pourtant militants de ces partis. Une fois de plus Madame le Maire a trahi les Lourdais, et en particulier son électorat. Les seules valeurs qu’elle et le reste de sa majorité semblent défendre aujourd’hui, ce sont des valeurs purement comptables. Lourdes n’est plus une collectivité, c’est une agence immobilière, au sein de laquelle nos élus jouent les commis. On brade !

Des efforts considérables ont été demandés aux Lourdais depuis le début de ce mandat : augmentation du prix des cantines, renchérissement des repas du CCAS, exclusion d’une vingtaine de personnes du Foyer Myriam, augmentation de la fiscalité locale des particuliers, augmentation de la taxe de séjour pour les hôteliers, création d’une nouvelle taxe d’habitation sur les logements vacants meublés. Mais jamais Madame le Maire ne s’est posé la question de savoir si c’était aux Lourdais de payer son chauffeur et les voyages à l’étranger dont nous n’avons jamais lu le moindre compte-rendu.

Nous sommes dans la cinquième année du mandat et elle n’arrive pas à finaliser son budget. Après avoir dépensé de l’argent dans des projets absurdes, par exemple l’acquisition pour environ 1 000 000 d’euros de terrains et de bâtiments remplis d’amiante au quai St Jean, l’installation pour environ 2 400 000 d’euros de bornes escamotables et de vidéo-surveillance qui ne fonctionnent pas, elle s’aperçoit qu’elle n’a plus d’argent. On en cherche partout à court terme, à très court terme. Aucun projet à moyen et à long terme n’est prévu, et ceci quels que soient les domaines. Gérer c’est prévoir. Mais Madame le Maire a dépensé et n’a rien géré. Donc, toutes les décisions sont prises dans l’urgence. Madame le Maire est prête à vendre la Ville de Lourdes pour financer son projet-totem, l’avenue Peyramale prolongée. Ce projet qui phagocyte les aides « Cœur de Ville » pour améliorer les centres -villes et les aides Grands- Sites Occitanie.

Pendant ce temps le Maire de Tarbes rénove trois places centrales.

Voici la preuve d’un comportement irresponsable. Le commerce du centre- ville se meurt. Après avoir autorisé l’extension sans précédent des grandes surfaces, le projet d’installation de locaux commerciaux de presque 5000m2 par la société Guignard Promotion, à la périphérie de Lourdes, va porter le coup de grâce au commerce lourdais. On peut noter le silence de la majorité sur ce sujet, et notamment celui de l’Adjointe au commerce, car depuis 2014, deux jugements donnant raison au promoteur ont été rendus. Le dernier en date du 24 avril 2018. A aucun moment le conseil municipal n’a été informé de ce contentieux explosif. Je pose la question à Madame le Maire :

Pourquoi le permis de construire n’a pas été affiché en mairie ? Pourquoi est-il si compliqué de consulter ce projet public ? Quelle fut la ligne juridique de la mairie dans ce contentieux ?

Et c’est le même sort qu’elle réserve à l’économie du bas de la ville quand elle annonce avec mépris que, je cite : « Ces petits commerces, tout petits, qui empêchent l’évolution commerciale normale ».

En avril 2014, lors de l’installation du nouveau conseil municipal, Monsieur Alain Abadie tenait le discours suivant : « Un de mes amis m’a soufflé à l’oreille que tu devenais la troisième femme de Lourdes. Loin de m’égarer sur des critères de comparaison, les deux autres dames restant profondément ancrées dans le cœur de tous les Lourdais. Ton nom, chère Josette, va être intégré dans l’histoire de la communauté de destin de notre Ville de Lourdes ».

Si les deux femmes dont il parle ont marqué le début de l’histoire moderne de la ville, Madame le Maire, elle, est en train d’en écrire la fin.

 ».

A venir l’intervention (audio) de Jean-Pierre Artiganave)