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Cérémonie lourdaise du 18 juin : l’incident évité de justesse !

mercredi 20 juin 2018 par rédaction


Ce matin, dans les colonnes des deux quotidiens du groupe Dépêche, notre confrère Guillaume Atchouel évoque le clash évité de peu lors de la cérémonie de l’appel du 18 juin qui a eu lieu, lundi, à la mi-journée, devant la stèle du général de Gaulle. Ayant suivi de près cette cérémonie et étant un proche témoin de ce qui s’était passé - Jacques Godfrain disant à notre endroit : « la presse va encore s’en emparer ! » - nous ne pouvions rester silencieux. Nous revenons donc sur ce qui aurait pu créer un nouvel incident devant la stèle du général.

Quelques instants avant l’arrivée de Jacques Godfrain, président de la Fondation Charles de Gaulle, le responsable du protocole de la ville de Lourdes venait informer José Marthe, président du Cercle Lourdais à la mémoire du Général de Gaulle, qu’il serait placé sur le côté et non pas avec les personnalités comme c’était habituellement sa place. José Marthe n’est pas un Gaulliste de la dernière heure. On se souvient qu’à 24 ans, il avait créé en 1968 la section des Jeunes Gaullistes Lourdais avant de déposer quelques années plus tard les statuts du Cercle Lourdais à la Mémoire du Général de Gaulle. En l’an 2000, alors qu’il était adjoint au maire de Lourdes en charge des travaux, il avait fait ériger devant le palais des congrès la stèle du Général réalisée par le sculpteur argelésien Jean-Jacques Abdallah. Depuis 1968, au monument aux morts d’abord, puis devant la stèle, en accord avec les municipalités successives, il a déposé chaque année une gerbe au nom du Cercle lourdais. Le reléguer sur le côté ou au second rang était devenu insupportable, non seulement pour José Marthe lui-même, pour son bras-droit Jacques Barzu et aussi pour les militants gaullistes, compagnons de toujours de l’actuel conseiller départemental du canton de Lourdes 1. Très vite la nouvelle se propagea jusqu’aux représentants des associations patriotiques. Tout de suite, il fut décider de boycotter la cérémonie si réparation n’était pas faite. Plusieurs personnes étaient prêtes à quitter la cérémonie et voulaient le faire savoir ! Pour les Gaullistes lourdais, cela allait constituer un deuxième affront après l’emballage de la stèle, le 19 mai dernier. La maire Josette Bourdeu s’apercevant de l’agitation, paraissait quelque peu gênée aux entournures. On lui a prêté les paroles suivantes que nous n’avons pas personnellement entendues : « Si Monsieur Marthe veut être devant, il n’y a qu’à l’autoriser ! » Finalement, au bout d’une dizaine de minutes tout rentra dans l’ordre.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Franchement, comme pour le « bâchage » de la stèle où l’on s’était renvoyé la balle de la mairie, à l’armée ou à la préfecture alors que le maire est responsable du déroulement des cérémonies publiques dans sa commune (Art. L 2212-2 du CGCT), on ne sait pas pourquoi, notre regard se braque systématiquement vers l’hôtel de ville. Ainsi, à l’arrivée de la presse locale, journalistes et correspondants se sont vu remettre par le service communication de la mairie le dossier de presse suivant (.pdf)

On peut s’étonner que sur la page de garde d’un document édité par la mairie de Lourdes figure en bas de page la mention "Cercle Lourdais à la Mémoire du Général de Gaulle" (José Marthe, tél. 05 62 94 24 65). Aucune mention de la fameuse signature « Lourdes, l’inspiratrice ».

Ce qui est intéressant à examiner c’est la première page figurant à l’intérieur où sont mentionnées , cette fois, sous le slogan "Lourdes, l’inspiratrice », les personnalités présentes. Pas de mention de José Marthe. Ni du Cercle Lourdais à la mémoire du Général de Gaulle. Rien non plus pour le dépôt de gerbes !

Comment empêcher alors certains esprits chagrins de penser que se fomentait là un coup tordu en perspective….

G.M.