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La ruine de l’observatoire du Pic du Jer dénoncée par José Marthe et son quatuor

vendredi 8 septembre 2017 par rédaction

« Depuis le début du mandat de madame Bourdeu, on ne peut hélas que constater que la politique menée par l’inspiratrice locale, ça ressemble un peu à une volaille à qui on aurait coupé la tête et qui court dans tous les sens ne sachant pas où aller. C’est exactement l’image que donne cette gestion municipale depuis mars 2014 » Ainsi s’est exprimé José Marthe, conseiller départemental du canton de Lourdes 1, lors de la conférence de presse qu’il a tenue hier, au sommet du Pic du Jer, au pied de la ruine honteuse de l’observatoire. Il était accompagné pour la circonstance par Adeline Ayela, conseillère départementale du canton de Lourdes et les deux autres membres de son quatuor : Christophe Jean-Louis et Marie-Christine Steckel-Assouère, leurs suppléants respectifs.

Le Pic du Jer, José Marthe le connaît par cœur. Pour l’avoir parcouru durant son enfance en tant que voisin de quartier et pour y monter fréquemment aujourd’hui encore. Ne supportant plus l’image honteuse pour la ville de Lourdes qu’offrait depuis 2014 la ruine de l’observatoire, où passent chaque année des milliers de touristes et de pratiquants de la course à pied et de la randonnée, il a décidé de frapper un grand coup.

« Ici, dit-il, au point culminant de la ville de Lourdes, cette ruine que vous avez découverte est tout à fait emblématique des lacunes de la gestion municipale, autant des programmations des travaux nécessaires à engager qu’au niveau des démarches administratives conjointes à une programmation pour autant qu’elle existe »

Historique

L’observatoire du sommet du Pic du Jer à été construit dès l’ouverture du site aux visiteurs par l’installation d’un funiculaire, inauguré le 17 juin 1900. Situé à 951 mètres d’altitude, il offre un panorama 360° exceptionnel : de la plaine de Pau en remontant le gave jusqu’aux sommets enneigés, le Pic du Midi de Bigorre, le Vignemale, le Montaigu, 

Une table d’orientation est installée sur la terrasse, offerte par le Touring Club de France en 1908, elle aide à situer villes et sommets dans toutes les directions.

Le premier bâtiment construit en bois, a été emporté par le vent.

Reconstruit en brique ; il s’est écroulé pour les mêmes raisons !

La troisième construction à été la bonne ; le béton a résisté à la force des éléments naturels jusqu’à ce jour.

Le bâtiment se compose de trois niveaux, d’une surface au sol de 40 mètres carré, d’un rez de chaussée, entrée par une porte en façade, 2 fenêtres côté nord, 1 côté sud. Le Premier étage, est accessible par deux escaliers en façade, 1 fenêtre côté nord. La terrasse est accessible par un escalier depuis le second niveau.

Sur la terrasse, des antennes et relais ont été installées au fil des ans, profitant ainsi de l’emplacement privilégié de ce site, premier contre fort montagneux situé à l’entrée des vallées des gaves.

Dans les années 60, l’entrée à l’observatoire était payante, à l’intérieur des glaces déformantes recouvraient les murs pour l’amusement de petits et grands.

A partir de 1986, l’accès a été laissé libre et plus aucuns travaux d’aménagements n’y ont été réalisés.

Au fil des ans le bâtiment s’est dégradé, les seuls travaux de maintenance et d’entretien visant uniquement à maintenir les antennes installées sur la terrasse.

Dès le début de son mandat, l’équipe municipale actuelle a lancé toute une batterie d’études, sauf que ces études ne sont suivies d’aucun effet. La dernière étude de mise en valeur du Pic du Jer conclut à deux scénarios, celui qui est préconisé par le cabinet d’études retient la variante 2 avec la reconstruction du restaurant. Coût prévisionnel : 4,470 millions d’euros. (AUDIO). Sauf que l’argent fait défaut. José Marthe revient sur les choix à faire quand on est maire (AUDIO)

Les interrogations soulevées par les missions d’assistance à la maîtrise d’ouvrage

José Marthe a ensuite laissé la parole à Marie-Christine Steckel-Assouère qui a abordé le dossier concernant les assistances à la maîtrise d’ouvrage relatives à l’exploitation du site et du funiculaire du Pic du Jer.

Marie-Christine Steckel-Assouère s’interroge sur les raisons pour lesquelles la ville de Lourdes n’a pas comme elle avait prévu mis en œuvre - durant l’été 2017 - la délégation de service public, officiellement et expressément présentée comme la finalité de la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour exploiter le site et le funiculaire du Pic du Jer, confiée en 2016 à la société STEM pour une durée de 12 mois et un montant de 85 000 euros HT.

« Il convient aussi de se demander comment vont réagir les sociétés qui auraient souhaité postuler pour obtenir une telle mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour exploiter le site et le funiculaire du Pic du Jer lorsqu’elles vont découvrir que la ville de Lourdes a durant l’été 2017 confié une nouvelle mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour exploiter le site et le funiculaire du Pic du Jer à la société STEM avec le même objet et les mêmes objectifs - sous réserve de 4 objectifs en moins - pour cette fois-ci une durée de 17 mois et un montant de 115 000 euros HT.

Pour l’attribution des marchés publics, les règles sont, en effet, de plus en plus contraignantes pour garantir la transparence et une concurrence loyale entre les entreprises.

Si la valeur du besoin estimée est égale ou supérieure à 209 000 euros HT, les collectivités territoriales ont l’obligation pour les marchés de fournitures et de services de respecter des procédures formalisées (appel d’offre, procédure concurrentielle avec négociation, dialogue compétitif) conformément aux articles 25 et 26 du décret 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics.

Si ce seuil n’est pas atteint, les collectivités territoriales peuvent suivre une procédure adaptée. Ainsi, sur la base de l’article 27 du décret précité, elles peuvent déterminer librement les modalités de la procédure. Or, c’est cette procédure adaptée qui a été utilisée en 2016 et en 2017 pour confier la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour exploiter le site et le funiculaire du Pic du Jer ». (lire .pdf) .

Marie-Christine Steckel-Assouère a également profité de cette conférence de presse pour remercier les électeurs qui l’avaient accompagnée lors des dernières élections législatives où elle était la suppléante de Clément Menet (AUDIO)

L’effondrement du parc hôtelier lourdais

Après l’incendie survenu le 21 août dernier à la résidence hôtelière Villa Mariale qui a coûté la vie à un touriste espagnol, et l’envoi de lettres recommandées par la mairie de Lourdes avant fermeture à des hôteliers dont les établissements ne respecteraient pas les règles de conformité, des commentaires ont été apportés par Adeline Ayela. « Il ne s’agit pas pour nous de discuter sur la sécurité et sur la conformité des établissements. Chacun comprendra qu’il est essentiel de préserver la vie humaine avant toute considération ? Ce qui m’interpelle, c’est le délai d’un mois pour se mettre en conformité. Comment peut-on m’expliquer qu’on passe d’un laxisme déroutant, comment laisser travailler dans l’insécurité pendant 7 années ?. Bien sûr, Madame Bourdeu n’est pas là depuis 7 ans, elle est quand même là depuis 3 ans.  » (AUDIO)

Adeline Ayela a rappelé qu’il existait une politique d’aide à l’hôtellerie au conseil général. De par la loi NOTRe, la compétence a été transférée à la Région. Des hôteliers ne sont pas au courant des aides dont ils peuvent bénéficier. Selon l’élue, la municipalité devrait pouvoir jouer un rôle d’information Elle évoque le comité de pilotage qui avait vu le jour en 2006, alors présidé par un adjoint à la mairie de Lourdes M. Pélegry et un dossier de la Chambre de commerce et d’industrie concernant la modernisation de l’hôtellerie à Lourdes. (lire.pdf) (AUDIO).

La CADA donne le feu vert pour la communication de documents

Suite à la demande de José Marthe et d’Adeline Ayela auprès de la maire de Lourdes pour connaître la fonction de Laurent Rey, il leur avait été répondu qu’il était engagé comme directeur des ressources en CDI pour seconder le directeur général des services. Pour Christophe Jean-Louis, « c’est d’autant plus cocasse qu’il n’y a pas de DGS ! ». Ils ont alors demandé à Josette Bourdeu de leur transmettre l’avis de vacance du poste de directeur général des services publié en interne et la publicité organisée officiellement sur cette vacance de poste dans les journaux d’annonces légales. N’ayant reçu aucune réponse, et s’appuyant sur le feu vert de la CADA, ils ont adressé une lettre recommandée à la maire de Lourdes pour qu’ils soient destinataires de ces documents.

G.M. 


titre documents joints

8 septembre 2017
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8 septembre 2017
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