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Circulation : Fronde des commerçants contre le projet de la municipalité

mardi 14 mars 2017 par rédaction

Un consensus se dégage pour avoir les explications de la maire de Lourdes
et des élus dans le cadre d’une réunion publique

Comment la maire de Lourdes et les élus de sa majorité peuvent-ils se sortir du traquenard dans lequel ils se sont jetés en modifiant sans aucune concertation le sens de circulation boulevard de la Grotte-Rue de la Grotte et vice-versa ? Dans un premier temps ils ont décidé autoritairement de mettre fin à la mise en place du sens alterné tous les 15 jours, un système qui était en vigueur depuis des dizaines d’années. Ils ont ensuite voulu mettre les deux rues en sens descendant. Maintenant ils proposent un sens permanent boulevard de la Grotte-Rue de la Grotte, avec éventuellement la rue de la Grotte en voie piétonne. Bref, ils ne savent plus par quel bout prendre le problème, alors que la solution immédiate et de bons sens serait de revenir au sens alterné. Cela calmerait les esprits et apaiserait les tensions de plus en plus vives. Du côté de la municipalité, on ne veut rien entendre, comment parler ensuite de concertation ? Mais en guise de concertation, c’est « Circulez, y a rien à voir ! ».

Hier soir, à 18h45, l’intersyndicale des socio-professionnels lourdais présidée par Jacques Barzu avait convié ses membres représentant les diverses catégories professionnelles à une réunion qui n’avait pas un pouvoir de décision. « Seuls Madame la maire et ses élus ont ce pouvoir de décider », rappela Jacques Barzu qui demanda aux nombreux participants (une trentaine dans la salle et autant à l’extérieur) de s’exprimer. Les échanges furent parfois tendus. La municipalité en prenant à chaque fois pour son grade.

A part les transporteurs et les taxis qui ne voient pas d’un mauvais œil la dernière proposition de la mairie, les autres professions y sont farouchement opposées.

Il y a eu de nombreuses prises de paroles. On retiendra celle d’un commerçant, installé depuis longtemps de la rue de la Grotte : « En touchant au plan de circulation, on modifie forcément la valeur des biens, la valeur des commerces, la valeur de l’habitat. Si demain, ce sens de la rue de la Grotte montante devient un pot d’échappement, si commercialement cette rue s’effondre, nos commerces s’effondrent et la valeur de nos biens est divisée par 2 (voire plus). C’est bien de parler de compensation mais elles seraient énormes. Elles se chiffreraient à des millions d’euros, car c’est toute la rue qui va perdre son patrimoine. Quand on change du jour au lendemain un sens de circulation, on crée forcément d’énormes problèmes. Pour certains, ça sera mieux, pour d’autres ça sera moins bien. Le problème concernera ceux qui seront du mauvais côté, ça sera terrible. On crèvera. Qui accepterait aujourd’hui de perdre la moitié de son salaire et la moitié de son bien ? Si demain on ferme la rue aux hôteliers et qu’on ne peut plus aller dans leurs hôtels, ils ne vont pas être contents non plus. Et on les comprend. C’est pour ça que l’alternance préservait les équilibres. En ce moment Lourdes est en perte de vitesse totale, il y a d’autres points dont on devrait s’occuper et non pas toucher à la circulation. Ce n’est pas le moment. Notre problème n’est pas là ».

Et d’entendre dans la salle : « Ils ont de l’argent pour acheter des bornes escamotables (1,5 million d’euros). »

Les hôteliers avec les représentants des deux syndicats et du club des hôtels de Lourdes ont tenu à souligner leur solidarité avec l’ensemble des commerçants de la cité mariale.

Avant de lever la séance, le président Jacques Barzu suggéra que l’assemblée émette un vœu puisque le dernier projet municipal ne convient pas. Des discussions, il ressort que les tous les socio-professionnels, les riverains et les Lourdais en général souhaitent pouvoir dialoguer avec Madame la maire sur le projet que la municipalité veut présenter. Et que cela se fasse dans le cadre d’une réunion publique et pas par exemple dans des réunions de quartiers. Franchement. Sans proférer des menaces vers ceux qui ont été informés des projets à venir, sous peine de se voir infliger des amendes (sic) si sont révélés les propos lâchés notamment par l’adjoint en charge de la circulation.

G.M.