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Nos commentaires sur le droit de réponse de Josette Bourdeu

jeudi 2 mars 2017 par rédaction

Sur les études de programmation et le niveau d’investissement

 

Non, ce n’est pas au vu des éléments nouveaux concernant la solidité de l’église paroissiale que vous avez retiré de l’ordre du jour du conseil municipal du 8 février 2017 les deux premières questions à savoir :

 

1. création d’un nouvel office de tourisme : présentation et validation du programme

2. Mise en valeur du pic du Jer : présentation et validation du programme

 

En fait, inconscience et imprudence, car vous avez lancé l’ordre du jour sans vous être assurée préalablement de la position de votre majorité sur ces deux importants dossiers.

 

La vérité c’est que vous avez été contestée lors de votre réunion du 6 février 2017 au cours de laquelle les conseillers ont également eu connaissance du coût astronomique du staff. Vous avez donc été contrainte de retirer ces deux questions de l’ordre du jour, et vous auriez même renoncé à la majoration de la taxe de séjour initialement prévue ! D’ailleurs en signe de protestation, seuls 14 conseillers sur 25 de la majorité étaient présents lors de la séance publique du 8 février. Du coup, après le départ de l’opposition, l’absence de quorum vous a obligée à lever la séance après avoir entendu le cabinet Defol-Mousseigne qui a présenté l’étude définitive sur les travaux indispensables à réaliser à l’église. À cet égard, il faut souligner que vous connaissiez depuis 15 jours les résultats de cette étude (coût des travaux 3 millions d’euros alors que 600 000 euros étaient prévus) donc bien avant d’inscrire à l’ordre du jour du conseil les deux questions que vous avez dû retirer.

 

S’agissant des modalités de financement de ces deux projets démesurés, on verra. On verra si demain on rasera gratis. J’ose espérer cependant pour la ville et ses contribuables que vous n’allez pas vous aventurer dans un Partenariat Public-Privé. Mais ce n’est que mon avis.

 

Sur l’organisation mutualisée des services

 

Nous avons bien compris la mutualisation à la dacquoise, organigramme à l’appui en faisant observer que la ville de Pau et la Communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées possèdent un DGS et 2 DGAS contre un directeur ressources et trois DGAS pour l’ancienne CCPL et la ville de Lourdes. Vous aviez bien compris vous aussi !

 

Quant à l’ingénierie et les compétences de la ville et de la CCPL mises à disposition gratuitement des maires des petites communes, encore heureux ! Car on comprend aussi que « ce que d’aucuns nomment mutualisation ne se traduit dans les faits le plus souvent que comme une opération providentielle de ventilation des dépenses du budget général de la ville à destination des budgets voisins ou annexes… Nul ne s’étonnera que la mécanique offre une balance nette très profitable au budget de la ville et pénalisante pour les autres institutions au chapitre des impacts financiers. » Lisez et relisez l’excellent article publié sur lourdes infos de l’observatoire des innovations acrobatiques de gouvernance autoritariste en Zone de Droit.

 

Mais vous, avez-vous compris que le directeur ressources n’a jamais été mutualisé ? Grâce à un cumul d’activités il percevait de la CCPL une indemnité de plus de 27 000 € par an. Vous avez en effet demandé à la CCPL de créer une activité accessoire de directeur ressources à raison de 20h00 hebdomadaires. Coût pour la CCPL plus de 28 000 €. Êtes-vous certaine que cela va être pérennisé par la grande agglo ? Quant au niveau de rémunération dont vous parlez, je confirme plus de 134 000 euros pour le contribuable. Cela veut dire ce que cela veut dire. Il faut ajouter bien évidemment le montant de la prime de fonctions et de résultats à l’indemnité versée par la CCPL. Je vous laisse le soin de vérifier.

 

En ce qui concerne le management des services mutualisés de la grande agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées, nous aurons vraisemblablement l’occasion d’en reparler ultérieurement.

 

G.M.