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Est-ce que l’on ne va pas donner l’envie de ne plus venir à Lourdes ?

jeudi 4 août 2016 par rédaction

Les nouvelles mesures de sécurité que s’apprête à prendre la municipalité sur des directives de la préfecture ne vont pas améliorer la popularité de la maire Josette Bourdeu et de son équipe, mise au plus mal par des décisions qui ne recueillent pas l’assentiment de la majorité de la population de la cité mariale. Cela va du projet de la grande agglo et de l’abandon du pays de Lourdes et de l’identité lourdaise par la majorité municipale à l’aspect de la ville en général (les visiteurs sont nombreux à signaler carrément la saleté et le mauvais entretien des rues, eh oui !). Ce ne sont pas les festivités qui ont remonté la cote municipale, car elles n’ont pas connu cette année le même engouement que les deux dernières éditions, malgré les commentaires dithyrambiques de certains supports, au service de nos élus municipaux.

Revenons en donc à ce qui va provoquer un vrai bouleversement des comportements lourdais. Habitués à convier journalistes et correspondants, parfois même au dernier moment, pour un oui ou pour un non, Josette Bourdeu et certains de ses adjoints se sont bien gardés d’évoquer les problèmes de circulation qui vont se poser d’ici quelque temps. Et pourtant, ils n’ignorent pas le mécontentement qui gronde du côté des socio-professionnels, particulièrement à la rue de la Grotte. «  Lourdes se porte déjà très mal, nous disaient hier plusieurs d’entre eux. Avec les mesures que l’on entend, on va vers une mort certaine. Et que l’on ne fasse pas porter le chapeau à la préfète  ». C’est vrai que les esprits sont échauffés à l’idée d’imposer un sens unique de circulation qui descendrait le boulevard de la Grotte et remonterait par la rue de Grotte, avec la possibilité d’emprunter l’avenue du Paradis et de faciliter ainsi l’évasion des automobilistes. Depuis la nuit des temps, Lourdes connaît tous les 15 jours une alternance du sens boulevard-rue de la Grotte. Un cas que l’on dit unique en France et qui désoriente les GPS. Qui s’explique paraît-il au plan économique. Les commerçants riverains expliquant qu’ils travaillent mieux selon le sens de circulation. C’est donc par mesure d’équité que les municipalités successives ne changeaient rien aux habitudes.

Outre ce problème de sens de circulation, en application de l’état d’urgence, il serait prévu jusqu’à la fin de la saison un blocage total de la circulation à certaines heures de la journée par la pose de blocs de béton armé, de 11h30 à 14h et de 18h à 23h, moments où les pèlerins déambulent en nombre dans les rues et dans l’espace dit sacré menant au Sanctuaire. Ce qui en ferait des zones piétonnes.

Josette Bourdeu prétend que la préfecture n’a pas encore donné le feu vert. Et pourtant une conférence de presse est annoncée pour le 9 août par le Bureau de presse du Sanctuaire qui portera sur la présentation du pèlerinage national et sur les mesures de sécurité qui seront prises dans le domaine de la Grotte et aux abords.

Ajoutons à cela les problèmes que posent les travaux entrepris sur le pont Peyramale que les automobilistes ne peuvent emprunter que sur une seule voie et dans un seul sens (avenue du Paradis-Avenue Peyramale), que les bus de grand gabarit ne peuvent emprunter, et l’on mesure l’ampleur des difficultés auxquelles est confrontée la municipalité. Et puis arrive le traditionnel pèlerinage des gens du voyage, un casse-tête qui hante les esprits de tout élu municipal. Les parkings du Tydos et du Lapacca où les caravanes prennent parfois la place devraient être réservés aux bus. De quoi plaindre déjà les chauffeurs de bus pour trouver leur chemin et des emplacements vacants.

Bref, tout est réuni pour ne pas donner l’envie aux pèlerins et visiteurs de (re)venir à Lourdes.

G.M.