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Hautacam : la démission d’Annette Cuq confirmée

mardi 12 juillet 2016 par rédaction

Hier, en début d’après-midi, en présence de Josette Bourdeu, maire de Lourdes, Annette Cuq, conseillère municipale, a confirmé sa démission de la présidence du syndicat mixte du Hautacam. Elle a attendu que sa démission soit actée par la préfète pour la rendre publique . Cette dernière l’a acceptée le 27 juin dernier.

Elle a expliqué son choix par des raisons personnelles, ajoutant avoir toujours bénéficié du soutien de la première magistrate lourdaise durant ces deux années où elle a rencontré de nombreuses difficultés. Elle avait accepté cette présidence à la demande de Josette Bourdeu qui souhaitait que la ville de Lourdes qui finance ce syndicat mixte à hauteur de 45% (55% par la Communauté de communes de la vallée d’Argelès-Gazost) soit en charge de cette présidence attribuée jusqu’à présent à la CCVAG en la personne d’Eloi Guiraud puis de Patrick Dutemple.

« Depuis Avril 2014, date de la mise en place du nouveau conseil syndical suite aux élections municipales, j’ai donc œuvré sans relâche pour le Hautacam et son syndicat tout en continuant à assumer mon activité professionnelle.

Durant cette période particulièrement chargée, nous avons dû faire face à de très gros dossiers, de vrais chantiers qu’il nous a bien fallu assumer. Je vous en cite quelques-uns parmi les plus importants :

-L’organisation et la prise en charge financière du Tour de France et de l’étape du Tour pour un total de 240 000 euros à répartir entre la CCVAG et Lourdes.

-L’appel d’offre concernant la délégation de service public pour l’exploitation du domaine Parc de loisirs du Hautacam qui était déjà lancé avant notre arrivée et pour lequel nous n’avions qu’une seule candidature, la société PGI France.

-La présentation d’un budget 2014 enfin sincère, sachant que la chambre régionale des comptes avait émis un avis défavorable en 2013. Cette dernière avait aussi fait des observations sur les réformes structurelles à engager notamment en matière de comptabilité analytique jugée défaillante et de direction opérationnelle. Ce qui a justifié la mise en place d’une année de prestation de service du 1er septembre 2013 au 31 août 2014, suivie de la DSP à régie intéressée à compter du 1° Septembre 2014 ».

Ces gros dossiers ont nécessité une disponibilité de tous les instants que j’ai assumée et ce, j’insiste, malgré mon activité professionnelle qui en a souffert.

Depuis, le syndicat a dû faire face à d’autres problèmes notamment en matière de personnel, de travaux, de gestion des restaurants et de pénurie de neige (déficit annoncé cette année de 300 000 euros).

« Le ménage a été fait, la note est salée pour les collectivités »

Annette Cuq déclare partir avec le sentiment du devoir accompli. « Le bureau composé uniquement d’élus de la CCVAG et moi-même avons œuvré en toute transparence, y compris financière. Pendant ces 2 années difficiles, nous avons en effet découvert en dehors des 3 gros chantiers que j’ai cités précédemment, des problèmes de trésorerie récurrents. Problèmes de trésorerie qui ont fait l’objet de demande d’avance auprès des collectivités en 2015 suite à la défection des banques ne voulant plus accorder de ligne de trésorerie au syndicat.

Je peux aujourd’hui affirmer de façon un peu triviale que le ménage a été fait en toute transparence même si - et s’en est une des premières conséquences - la note est « salée » pour les collectivités. Ces dernières ont du mal à absorber ces augmentations de participations qui ont doublé depuis 2014 soit un peu plus d’un million d’euros pour le budget 2016. D’autre part, suite à la nouvelle intercommunalité de la vallée qui devrait se mettre en place en 2017, des inconnues demeurent quant au devenir du syndicat et surtout du parc de Loisirs du Hautacam. Une grande réflexion en ce sens est donc à mon avis indispensable, y compris au-delà du syndicat ».

Le conseil syndical a élu une nouvelle présidente : Andrée Dulout, maire d’Artalens-Soin., représentante de la vallée d’Argelès-Gazost.

Y-a-t-il un avenir pour le Hautacam ? Réponse de Josette Bourdeu : « C’est notre grande question. Il a un avenir de pôle de loisirs avec, quand il y a de la neige, la possibilité de faire du ski parce que c’est une activité porteuse de revenus (70% des recettes). Mais en l’absence de neige, on se retrouve avec un déficit de 300 000 euros qui aurait atteint 600 000 euros s’il n’y avait pas eu une assurance ». Autre problème : le chômage partiel. Aujourd’hui, le Hautacam fonctionne avec 4 salariés permanents (3 pour le Par de loisirs et une secrétaire). En pleine saison, le nombre d’employés se situe entre 30 et 40 personnes. Par ailleurs, le Hautacam ne s’est toujours pas relevé des conséquences de la tempête Xynthia (février 2010)

Autre souci : la rentabilité des deux restaurants. Un seul candidat a fait suite à l’appel d’offre pour la gestion du restaurant du Tramassel. C’est d’autant plus embêtant ce sont les seules recettes du Syndicat Mixte.

La ville de Lourdes n’ayant plus la présidence entend être représentée au bureau. « Les relations ne sont tendues », rassure Josette Bourdeu.