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Inauguration des jardins familiaux de l’avenue Jean Moulin

lundi 23 mai 2016 par rédaction


La crue de juin 2013 du gave de Pau, de sinistre mémoire, avait détruit et emporté les jardins familiaux situés à l’Arrouza. Les adhérents de l’association des Jardins familiaux de Lourdes attendaient depuis cette date une solution de la mairie de Lourdes. Elle n’a pas été simple à trouver. Aujourd’hui, c’est fait. La municipalité a mis à la disposition des jardins familiaux deux terrains communaux, l’un situé avenue Jean Moulin, dans un espace bien abrité des regards, l’autre parcelle se trouve en contrebas, au 2, avenue de Sarsan, à proximité du passage à niveau. Sur l’ensemble des deux sites, il y aura 32 parcelles de 90m2, autant de récupérateurs d’eau et de composteurs ainsi que 16 cabanes de 8m2.

Samedi matin, Josette Bourdeu, maire de Lourdes, a inauguré celui de l’avenue Jean Moulin, en présence de plusieurs adjoints et conseillers municipaux, de Chantal Descuns, présidente de l’Association des Jardins Familiaux de Lourdes et des adhérents.

Le discours de Josette Bourdeu

Rappelez-vous : ce soir-là de juin 2013, alors que l’eau ne cessait de monter, le Gave a emporté définitivement une bonne part de l’histoire de notre cité. Pas la grande histoire, celle-là elle est gravée à jamais dans la pierre des Espélugues. Je vous parle de cette histoire qui s’écrit à hauteur d’homme, dans l’intimité d’une ville et de ses habitants.

Il n’y a pas que des hôtels et des boutiques de souvenirs à Lourdes. Combien d’entre nous ont par le passé aimé flâner à l’Arrouza à la découverte de ces jardins familiaux qui, dans le coude du Gave, rive gauche, semblaient s’insérer dans le paysage avec toute la passion et la fantaisie de ses occupants. Pas vraiment des jardins à la française mais les contours foisonnants de potagers répondant avant tout à une dimension sociale et familiale à laquelle, vous vous en doutez, je suis particulièrement attachée, au même titre que toute mon équipe municipale.

Pour certains, ces jardins familiaux correspondent à la traduction d’un art de vivre ; pour d’autres, c’est aussi une réponse à des besoins économiques bien réels. Ne l’oublions pas. Dans tous les cas, ce n’est jamais un luxe. C’est aussi pour ces raisons-là que je m’étais personnellement engagée lors de la campagne à pallier à la fermeture définitive du site de l’Arrouza.

Trouver le terrain idéal n’a pas été une mince affaire. Nous l’avons fait et nous en avons même trouvé deux et ce, dans un dialogue permanent et constructif avec Madame Chantal Descuns, la présidente de l’association des Jardins Familiaux de Lourdes. Je tiens très sincèrement à la remercier, ainsi que tous les adhérents de l’association, pour leur investissement et leur patience.

Car, croyez-moi, ces jardins, je les ai attendus avec la même impatience que vous. Avec parfois, je vous l’avoue bien volontiers aujourd’hui, une petite pointe d’agacement proportionnelle au rythme des saisons.

Et je pense qu’il ne s’est guère passé plus d’une semaine depuis le début de ce mandat sans que je ne demande à Alain Abadie, mon adjoint aux travaux, où nous en étions du projet ; et sans que je ne peste contre ces petits riens qui, à l’échelle administrative, font les grandes montagnes. Il doit donc être doublement heureux d’inaugurer ces jardins familiaux à mes côtés : Alain, je ne vais plus te harceler, c’est promis !

Nous avons donc trouvé, après plusieurs autres options envisagées et abandonnées pour différentes raisons, ces deux terrains qui appartenaient à la commune : celui-ci, avenue Jean Moulin, et plus en contrebas, une parcelle située au 2 avenue de Sarsan, à proximité du passage à niveau. Nous avons également jugé plus judicieux que, contrairement à l’Arrouza où chacun avait pu laisser libre cours à son imagination ou au système D, ces nouveaux jardins soient équipés pour chaque parcelle de cabanes en bois scindées en deux mais aussi d’un récupérateur d’eau et d’un composteur.

On compte sur l’ensemble des deux sites 32 parcelles de 90 m2, autant de récupérateurs d’eau et de composteurs, ainsi que 16 cabanes de 8m2. À cela s’ajoute ici, avenue Jean Moulin, une cabane en bois plus grande affichant une surface de 20m2 et destinée à l’association. Elle a été spécialement construite pour elle par les travailleurs handicapés de l’ESAT L’Envol sous la supervision du chef d’atelier M. Cazerolles et des deux moniteurs MM. Lassere et Badie. Je les en remercie tout particulièrement, ainsi que le directeur de l’établissement, M. Guillard. J’ajoute que L’ADAPEI nous fournira aussi du mobilier destiné aux personnes à mobilité réduite.

Je voudrais également remercier les services techniques de la ville, dont les espaces verts, qui se sont investis sans compter pour que nous puissions réaliser une grande part de ce chantier en interne.

Enfin, il me faut aussi remercier nos toujours fidèles partenaires sur beaucoup de nos projets : la Région qui nous a accordé une aide de 10 000 € et le Conseil Départemental qui nous a aidé à hauteur de 20 000 €, sachant que le coût total de l’aménagement de ces jardins est d’environ 150 000 €.

Ces nouveaux jardins et leurs équipements sont désormais à disposition de l’association qui, de façon complètement autonome, en gère les attributions. Il me semble d’ailleurs que la plupart des parcelles ont déjà trouvé preneur. Il ne nous manque donc plus qu’un peu de soleil, comme aujourd’hui, pour que d’un coup de printemps ce très beau projet porte enfin pleinement ses fruits, ou ses légumes !