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Hommage des Lourdais à José Montéagudo prononcé par Christian Gélis lors de ses obsèques

dimanche 1er novembre 2015 par rédaction

Lors des obsèques de José Montéagudo, forte personnalité de la cité mariale (ancien adjoint au maire de Lourdes François Abadie, ancien secrétaire général du Syndicat des Hôteliers entre autres), Christian Gélis, un grand ami de la famille, aujourd’hui secrétaire général de l’UMIH 65, a prononcé un bel hommage.

Cher José

Lourdes vient de perdre avec toi l’un de ses enfants parmi les plus ardent et plus dévoué au service de la Cité Mariale.

Nombre d’entre nous voient partir avec peine un homme qui fut pour eux un compagnon indéfectible et actif sur les routes des belles et justes causes et qui plaçait l’intérêt et le bien commun au dessus de toute autre considération.

« Je n’ai pas été hôtelier par choix, mais j’ai été pleinement heureux de l’être confiais-tu et tu poursuivais avec l’accent de la plus pure conviction « Etre hôtelier à Lourdes, surtout si on est soi même lourdais et conscient de la responsabilité que cela impose à l’égard des valeurs profondes de Lourdes ça n’est pas tout à fait comme être hôtelier ailleurs. Il y faut plus d’attention, d’accueil, de compréhension et de sens du service , nos clients sont nombreux à venir porter leur souffrance ou leur détresse devant la grotte et bien souvent nous en font la confidence. Si à ce moment-là on n’éprouve ni compassion ni bienveillance, si on ne prend pas le temps de l’écoute c’est que l’on a rien compris à ce qu’est Lourdes « 

C’est dans ce même esprit de compréhension de service et de partage que tu inscrivis toute ta vie.

Au service de ta profession, tu fus notre secrétaire général de ce qui ne s’appelait pas encore l’Umih. Visionnaire, tu prévoyais vingt ans avant les autres les écueils majeurs auxquels certaines pratiques ne manqueraient pas de nous mener.

Au service de ta ville, tu fus un brillant élu.

A l’origine avec quelques autres du Foyer Myriam et de l’association Vaincre l’indifférence, tu fus un visiteur discret et zélé de la souffrance , de l’isolement ou des difficultés de l’âge.

En 2009, tu portais à nos côtés le combat autour de ce fameux passage à niveau 181 et nous avons alors passé beaucoup de temps ensemble à échafauder des mondes et des temps meilleurs.

Notre amitié est vraiment née à ce moment là. Depuis lors, j’ai vu en toi un exemple, la bienveillance et l’estime que tu me témoignais m’encourageaient, essayer d’être ce que tu voulais voir en moi.

Ta dernière cause ici bas était aussi la première d’entre-elles ; tu te désolais de l’état de notre Eglise et tentais d’éveiller les consciences. Ta famille avait offert l’une des cloches, tu avis mené une campagne de souscription particulièrement active pour doter le Chœur du magnifique orgue qui accompagne aujourd’hui ta dernière visite en ce lieu.

En mémoire de toi, de ta Foi et de la mission que tu nous a laissée, Jean-François, Jeanne, ton serviteur et d’autres encore poursuivrons notre tâche et quêterons chaque sou pour y parvenir.

Tes amis te savaient convivial, joyeux, accueillant mais également lucide, ayant le geste du don noble et élégant. Ta perspicacité pénétrait la nature de chacun avec tolérance mais aussi avec pas mal d’humour. C’est du reste avec un trait d’esprit cocasse que tu concluais une rencontre ou une discussion avec un art consommé de résumer toute situation par ses côtés comiques.

C’est un immense honneur, José, de pouvoir dire être ton ami. C’en est un plus grand encore que les tiens ont bien voulu m’accorder de prononcer cet hommage et je sens bien que cela t’agace qu’on perde son temps à dire du bien de toi quand il en reste tant à faire aux autres.

Tu as toujours fait ton devoir, nous allons tout de suite essayer de faire un peu plus le nôtre.

Evidemment nous, tes amis lourdais, ne te l’avions pas dit mais nous t’aimions beaucoup ;

Adieu Cher José