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Régionales : la composition de la liste "Les Citoyens du Midi" conduite par J-P Artiganave est connue

samedi 31 octobre 2015 par rédaction

Hier soir, à Lourdes, en présence de Philippe Saurel, leader régional de la liste Les Citoyens du Midi, Jean-Pierre Artiganave, ancien maire de Lourdes, a présenté ses co-listiers haut-pyrénéens. Une liste lourdo-lourdaise puisque 6 candidats sur 9 sont issus de Lourdes et du Pays de Lourdes.

Les candidats haut-pyrénéens de la liste « Les Citoyens du Midi »

1 Jean-Pierre Artiganave, commerçant, Lourdes

2 Odette Minvielle-Larrousse, commerçante, Lourdes

3 Bouziane Bouteldja, artiste chorégraphe, Tarbes

4 Marie-Laure Bordère, assistante sociale, Omex

5 Yannick Dancausse-Cazeaux, conseiller Insertion, Bagnères de

Bigorre

6 Djedi Cynthia Tonoukoin, auxiliaire de vie, Lourdes

7 Philippe Sabah, fonctionnaire, Bagnères de Bigorre

8 Florelle Delaporte, infirmière, Peyrouse

9 Michel Esquerre, retraité, Lamarque Pontacq

Philippe Saurel, le maire DVG de Montpellier est donc venu hier soir à Lourdes pour adouber la liste conduite par l’ancien maire UMP de Lourdes qui défendra son étendard « Les Citoyens du Midi » dans le département des Hautes-Pyrénées. Avant de laisser le soin à J-P Artiganave de présenter les candidats qui se lancent avec lui dans cette aventure, Philippe Saurel s’est livré à des commentaires pour expliquer le canevas politique de sa démarche. C’est chez nous qu’il a terminé la tournée des 13 départements de la nouvelle région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Et c’est le 6 novembre, à 9h, qu’il déposera les 13 listes « Citoyens du Midi » à la préfecture de Toulouse.

« C’est une grande aventure, a-t-il reconnu. Elle est un peu exceptionnelle, n’est pas coutumière en politique. C’est une initiative artisanale (et pas artiganave). Artisanale parce qu’elle est en dehors des formations politiques. Elle se fait par l’agrégation d’hommes et de femmes libres qui veulent partager un projet politique au sens noble du terme. Il nous a semblé qu’il était bon d’apposer cette autre façon de faire de la politique à un nouveau territoire grand comme la Belgique, le Bénélux, l’Autriche et qui rassemble 5,6 millions d’habitants. L’élection régionale, c’est une petite élection présidentielle, c’est un 1/10e de la France. Devant la menace double de la montée des extrêmes, en particulier du Front National, et la montée de l’abstention, il est bon de faire une proposition politique de bon sens et qui rassemble les Français. Notre liste est non dogmatique. Elle est dans l’esprit de Jaurès, c’est-à-dire tolérante, républicaine, ouverte. Elle est basée sur l’humanisme. (…) Les deux piliers solides que je considère incontournables ce sont les maires qui ont été élus légitimement, ils ont des circonscriptions de proximité, ils connaissent les problèmes des gens, et puis les citoyens qui ont le droit à la parole. (…) Le clivage du conseil municipal de Montpellier est un clivage citoyen et face à lui tous les partis politiques constitués. Cette situation, en dehors des chapelles politiques, nous a permis de construire la métropole de Montpellier de façon démocratique. S’il y a une élection qui correspond à cette façon de reprendre la République par ses fondations, c’est bien l’élection régionale ».

La rencontre de l’été

Comment s’est noué le rapprochement entre Philippe Saurel et J-P Artiganave ? Réponse de Philippe Saurel : « Avec Jean-Pierre, on s’est rencontré ici cet été, par l’intermédiaire d’un ami commun. Nous avons discuté longtemps ensemble. On n’a pas parlé de tout ça et puis il y a quelque temps, il a souhaité s’engager. J’ai été très heureux qu’il le fasse. Les Hautes-Pyrénées, c’est un département que je ne connais pas, si ce n’est pour être allé au ski à La Mongie, pour avoir visité Bagnères de Bigorre et être allé à Lourdes dans d’autres circonstances. Dans les départements, je m’appuie sur des hommes et des femmes qui les connaissent. La liste est co-construite. Elle est construite en coopération, ce qui n’a rien à voir avec les autres candidatures, parties de formations politiques. Il y a des accords de partis écrits et signés. Chez nous, il ya zéro accord. Ça se fait sur le gentleman agreement. Dans beaucoup de nos listes, il y a des citoyens qui n’ont jamais touché à la politique ».

J-P Artiganave : « Nous ne sommes pas favoris dans les Hautes-Pyrénées »

AUDIO

Questions – Réponses

Vous ne revendiquez pas d’appartenance politique ?

Philippe Saurel : Moi, je suis socialiste, tendance Jean Jaurès.

Dans les sondages, il apparaît au second tour qu’on vous place à gauche, puisque le score de Carole Delga est gonflé par les scores de toutes les autres listes de gauche, y compris la vôtre. Quel est votre commentaire ?

Philippe Saurel : Je ne sais pas qui a fait ces sondages. Ils viennent tous du même endroit, non ? Les sondages aujourd’hui, ils n’ont pas de valeur. Les sondages, ils auront de la valeur que lorsqu’on connaîtra ceux qui candidatent réellement. C’est-à-dire après le 9 novembre. Aujourd’hui, je vois qu’on teste une liste MODEM. Le MODEM ne fait pas de liste. On teste une liste Cavard, le député du Gard. Il ne fait pas de liste. On a testé une liste Poujade. Il a dit ce matin qu’il rend les armes. Tant qu’on teste des listes fantômes, c’est difficile de s’y retrouver. Le 9 novembre, nous aurons exactement les bolides alignés sur la liste de départ. On saura exactement qui va concourir. A ce moment-là, on pourra faire un sondage.

Il se dit aussi que vous pourriez faire basculer, avec d’autres, la présidence de la Région au 3e tour, au détriment de la candidate socialiste

Philippe Saurel : Une élection n’est jamais jouée d’avance. A Montpellier, on m’avait donné à 5% et j’ai gagné. Les Français, ils sont tout sauf fous. Il y a des choses qu’ils veulent et des choses qu’ils ne veulent pas. Plus on s’approche de l’élection, plus les choix sont manichéens. Et moi, je sais ce qu’ils veulent.

Au second tour, il va bien falloir choisir !

Philippe Saurel : Si on fait moins de 10%, on ne peut pas se maintenir. Je rassemblerai alors les 13 têtes de liste et on prendra une décision collective. Cette décision pourra être une décision commune ou une décision différenciée par département. Eh oui, nous sommes tous des Citoyens du Midi différents. On est tous Républicains, on est tous différents. Il faut respecter les différences. Ensuite si l’on fait plus de 10%, il y a deux cas de figure : ou bien il y a danger imminent du Front National ou bien il n’y en a pas. S’il y a danger, je rassemblerai les 13 têtes de liste et l’on verra comment on procède. S’il n’y en a pas, j’irai jusqu’au bout tout seul

Comment financez-vous la campagne ?

Philippe Saurel : C’est une vraie question parce que l’on n’a pas de parti, pas de structure, pas de logistique. On n’a pas de pétrole mais il y a beaucoup d’idées. Comment faisons-nous pour financer la campagne ? Les têtes de liste participent dans chacun des départements à hauteur de 3 000 euros chacune. Ensuite, ceux qui ont la chance de pouvoir être élus derrière, les quelques premiers, notamment sur les gros départements, participent pour 1 000 euros. Les autres, c’est gratuit et c’est la majorité. Les élus de la ville de Montpellier du groupe Citoyens ont accepté de donner à la campagne 10% de leurs indemnités d’élus sur trois mois. Il y en a 45. Les conseillers départementaux de notre groupe majoritaire qui ont été élus, il y en a 8, ont aussi accepté de donner 10% de leurs salaires de conseiller départemental pendant 3 mois. Et puis, j’ai beaucoup de dons. Personnellement, j’ai fait un emprunt de 10 000 euros et j’ai apporté 10 000 euros en apport fait par le candidat. Nous arriverons à faire une campagne à hauteur de 200 000 euros. On n’est financé qu’avec les dons parce que l’aventure est considérée comme extraordinaire. Le plafond bas pour le remboursement c’est 700 000 euros. Le plafond maximum c’est 1,5 million d’euros. Nous, on n’a pas de financement de l’Etat. On travaille sans filet ».

Est-ce que Manuel Valls vous a contacté récemment ?

Philippe Saurel : Non. Je mets mon amitié pour Valls en dehors. Je fais de la politique, je n’ai pas d’amis, sinon on ne peut pas travailler, sinon c’est du copinage. Je ne parle pas en tant qu’ami. Je parle en tant que représentant des forces politiques. Le Premier ministre m’a demandé de me retirer. Vous vous rendez compte ce que ça représente. Si ça s’était passé en Ukraine, le Premier ministre d’Ukraine demandant à un candidat de se retirer mais toutes les organisations internationales pour protéger les Républiques et les démocraties auraient manifesté. Et pour moi, personne ne dit rien. Ce qui est grave c’est que personne ne dise rien. Donc, je demande la protection de la presse.

Est-ce que l’on peut demander à M. Artiganave s’il est toujours encarté politiquement ?

J-P Artiganave : Je n’ai pas renouvelé, je l’ai dit à Philippe Saurel, je l’ai dit depuis le départ, mon adhésion au parti Les Républicains.

Ce n’est pas ce que l’on nous a répondu, hier, au siège parisien du parti. Il nous a été confirmé que l’adhésion de Jean-Pierre Artiganave avait été enregistrée le 10 septembre dernier.

J-P Artiganave : Je réponds. Je pense que Les Républicains dans leur grandeur amicale qu’ils doivent pour certains me conserver, ont dû confondre deux choses : un don que je donnais à mon parti de l’époque l’UMP s’est sans doute transformé avec un coup de baguette magique, mais il y aussi des élections, en une carte sous plexi qu’on envoie avec certaines libéralités. Je ne renouvellerai pas mon adhésion à Les Républicains qui, parfois, sont plus « gentils » à Paris qu’ailleurs.

Le fait que vous allez affronter entre autres la tête de liste Les Républicains, est-ce que ça augure d’un match Lourdes-Tarbes ? Est-ce que c’est quelque chose que vous recherchez ?

J-P Artiganave : Moi, je suis un bon garçon. Je n’ai jamais tiré le premier, contrairement à ce qu’on peut penser. Ensuite je ne vois pas ce que vous voulez me dire à propos du maire de Tarbes, pour lequel j’ai le plus grand respect, celui que nous devons tous à des élus de la République. Il est maire. Il n’y a pas de match Tarbes-Lourdes. Dès le départ, j’ai dit que j’étais dans le positif avec Philippe Saurel. Je ne suis pas dans les ondes négatives d’amertume, de revanche, d’animosité. Je suis payé pour savoir que l’animosité m’a été trop souvent adressée que le contraire. J’essaye d’être chrétien, ce qui est difficile. Il y a un frontispice sur le monument aux morts de la ville de Tarbes : « Ni haine, ni oubli »

Allez-vous faire plusieurs meetings ?

Philippe Saurel : Je vais faire un seul meeting à la capitale régionale, Toulouse, le 2 décembre, le jour d’Austerlitz.

Quelle est la couleur des 13 têtes de liste départementale ?

Philippe Saurel : Il y a 3 socialistes qui vont se faire exclure, 5 Divers Gauche qui sont déjà exclus, 1 Divers Droite, 2 Sans Etiquette, 1 Radical de gauche et 1 Ecolo.

(Propos recueillis par Gérard Merriot)