Bagnères a remporté le derby face à Lourdes devant près de 3 000 spectateurs, au terme d’un match longtemps indécis. Menés à la pause (8‑10), les Stadistes ont souffert en première période, entre fautes, mêlées répétées et manque de rythme. La seconde mi‑temps a tout changé : plus réalistes, les Bagnérais ont pris l’ascendant grâce à Danos puis Baute, avant que Molinier ne scelle la victoire sur un groupé pénétrant. Le succès bonifié (32‑13) apporte un vrai souffle au club, tandis que Lourdes, dépassé après la pause, devra impérativement réagir lors de la réception de Soustons.
À l’issue de la conférence de presse tenue ce samedi 28 février 2026, Gérald Capel, tête de liste "Lourdes, un nouveau souffle", a choisi de s’exprimer devant la grille récemment installée à l’entrée de la place de l’Église. Un symbole, selon lui, de la manière dont le maire sortant, Thierry Lavit, aurait conduit la ville durant son mandat. (....=
Depuis l’ouverture officielle de la campagne municipale à Lourdes, un élément mérite d’être expliqué aux lecteurs afin de comprendre les conditions dans lesquelles je couvre les différents rendez‑vous politiques. Tout est parti de la première conférence de presse du maire sortant, Thierry Lavit, où, aux côtés des journalistes et correspondants de presse habituels, étaient également présents plusieurs acteurs des réseaux sociaux. Leur présence, devenue fréquente dans la vie publique locale, pose toutefois une question de méthode. (...)
Deux décisions municipales publiées à un peu plus d’un mois d’intervalle montrent que la Ville de Lourdes a contracté auprès de La Banque Postale deux lignes de trésorerie d’un million d’euros chacune, l’une prenant effet le 4 décembre 2025, l’autre le 9 janvier 2026. Ces dispositifs, d’une durée maximale de 364 jours, ne constituent pas des emprunts d’investissement mais des avances de trésorerie, destinées à couvrir des besoins ponctuels de liquidités.
Un outil légal, mais révélateur d’une tension financière
Les lignes de trésorerie sont prévues par le Code général des collectivités territoriales. Elles permettent de faire face à des décalages entre les recettes (dotations, impôts, subventions) et les dépenses courantes. Leur usage n’a rien d’illégal ni d’exceptionnel.
Mais deux éléments interpellent : (....)
Dimanche 1er mars 2026, le FC Lourdes Rugby effectuera le court déplacement le séparant du stade Marcel Cazenave (Bagnères-de-Bigorre) pour le second acte du « derby de la Bigorre » face au Stade Bagnérais. Un premier rendez-vous en terre bagnéraise d’une double confrontation à enjeux attend les Lourdais avant celle qu’ils disputeront à domicile le dimanche suivant contre l’AS Soustons, un concurrent direct dans la course au maintien. Des Lourdais qui, face à leur proche voisin, souhaiteront poursuivre leur dynamique actuelle. En novembre dernier, pour l’acte 1 de ce derby, Lourdais et Bagnérais s’étaient quittés dos à dos sur un score de parité de 17 à 17. Pour espérer se maintenir, les joueurs de la cité mariale, en nets progrès, dans le jeu et dans l’engagement, lors de leurs dernières sorties, se doivent de réaliser un résultat en terre adverse lors de cette dix-septième journée de championnat.
Le 14 février dernier, les Lourdais ont obtenu un second succès de rang face à l’US Bergeracoise, en s’imposant sur le score de 34 à 13. Les cinq points obtenus permettent aux Lourdais, à la faveur des reports et péréquations de leurs adversaires, de rejoindre au classement, leurs concurrents directs dans la course au maintien. Ce dimanche, ce sont donc des retrouvailles entre Bigourdans, après une rencontre aller où les équipes s’étaient séparées sur un score nul, les Lourdais réalisant ce jour-là un match sérieux. (....)
Dans un milieu longtemps façonné par des codes masculins, Cyrielle Page et Nadège Dubois incarnent une évolution majeure : l’arrivée de femmes au sein du secours en montagne de la Police nationale. Toutes deux intégrées à la CRS Pyrénées, elles figurent parmi les très rares policières secouristes en France, un corps qui ne compte que quelques femmes pour près de deux cents spécialistes.
Leur parcours illustre deux voies différentes vers un même engagement. Nadège, ancienne monitrice de ski, découvre le métier sur le terrain et s’y projette immédiatement. Cyrielle, passée par l’école de police et le maintien de l’ordre, devient la première policière du pays à réussir les tests de secouriste en montagne, un concours réputé exigeant. Leur réussite leur permet de s’imposer naturellement dans une unité où la compétence prime sur les stéréotypes.
Le quotidien de ces secouristes est fait d’entraînement permanent, de technicité et d’efforts physiques intenses : spéléologie, glace, canyon, ski… autant de disciplines à maîtriser pour intervenir en toutes circonstances. À cette exigence s’ajoutent les contraintes familiales et les astreintes, qui ont conduit Nadège à rejoindre un poste de soutien opérationnel pour mieux concilier vie professionnelle et personnelle.
Au sein des équipes, leur intégration s’est faite sans heurts. Leurs qualités – notamment en ski ou dans des situations où leur gabarit est un atout – complètent celles de leurs collègues. Elles insistent sur la solidarité qui soude chaque intervention : équipage, médecin, secouristes, tous avancent ensemble. (...)
À Lourdes, certains semblent penser qu’on ne devient vraiment « du pays » qu’après avoir passé un contrôle technique d’identité locale, tamponné par trois générations de voisins. Problème : Gérard Capel, né en Bigorre et installé à Lourdes depuis quarante ans, coche toutes les cases… sauf celles que ses adversaires inventent au fur et à mesure. Résultat : une campagne où l’on débat moins de programme que de géographie sentimentale, et où l’on finit par se demander si être lourdais est une question d’adresse ou de patience. (...)
« Depuis hier, dans une vidéo du maire de Lourdes, Thierry Lavit affirme que j’aurais refusé le débat, a déclaré ce jeudi matin Gérald Capel, le challenger de l’actuel locataire de l’hôtel de ville. "C’est faux !", dit-il. Je tiens à rétablir la vérité. Comme je l’ai déjà expliqué, je n’ai jamais refusé le débat — au contraire, je l’ai accepté dès le départ, à condition qu’il serve réellement les intérêts des Lourdaises et des Lourdais.
On m’a proposé un “débat” de 15 minutes, tôt le matin, à Pau, loin de Lourdes, loin des journalistes qui suivent notre campagne depuis le début. Ce n’est pas respecter notre ville, ni les habitants qui ont droit à une information complète, précise et transparente.
J’ai donc fait une contre‑proposition simple : un vrai débat, d’une heure, à Lourdes, dans un studio local, avec les médias qui travaillent ici et qui connaissent les dossiers. Lourdes Infos, Lourdes Actu, La Dépêche, La Nouvelle République, La Semaine des Pyrénées, Le Petit Journal… Tous ceux qui, depuis le début, sont présents, posent des questions et informent la population.
Je suis prêt, je l’ai toujours été. Je souhaite un débat sérieux, utile, et respectueux des Lourdais. La balle est désormais dans le camp de mon adversaire. »
Gérald Capel : « Assez de mises en scène : les Lourdais méritent un vrai débat, pas des accusations fabriquées »
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐝 𝐂𝐀𝐏𝐄𝐋
Monsieur Lavit durcit la campagne, comme à son habitude, en usant du mensonge.
Il vient de diffuser une vidéo intitulée « Capel refuse le débat » : ce qui est faux.
J’ai en effet été contacté par le rédacteur en chef de La Dépêche, puis par « Ici Béarn Bigorre », et non par Monsieur Lavit, pour me proposer de participer à un débat de 15 minutes à Pau, dans le studio de la radio.
En réponse, j’ai proposé que le débat ne se déroule pas à Pau, au lever du jour, sur une radio ou une antenne qui n’est pas écoutée à Lourdes. J’ai suggéré d’organiser ce débat à Lourdes, en un lieu neutre, devant les radios et les journalistes de Lourdes ainsi que La Dépêche.
Il me semble que les journalistes lourdais ont respecté une véritable déontologie journalistique. Ils ont participé à toute la campagne, ont démontré leur professionnalisme et ont une bonne connaissance des problématiques lourdaises. (...)
Il y a des décisions politiques qui dépassent la simple mécanique institutionnelle et disent quelque chose d’essentiel sur l’état d’une équipe, d’un mandat, d’une méthode. La démission de Sylvie Mazurek, Maire-Adjointe à la Culture depuis 2020, appartient à cette catégorie. Dans un communiqué sobre mais sans ambiguïté, elle revient sur six années d’action culturelle structurante pour Lourdes, avant d’expliquer les raisons profondes de son départ : une rupture de confiance, la remise en cause d’engagements donnés, et l’impossibilité d’exercer un mandat sans la clarté et la loyauté qui en sont les fondements. « Un mandat local ne peut s’exercer durablement sans confiance réciproque ni clarté dans les engagements », écrit-elle, résumant en une phrase la philosophie de son choix . (...)