Environ 150 salariés de la polyclinique Pau‑Pyrénées se sont rassemblés le 1er avril devant le site de Navarre pour dénoncer l’absence totale d’informations alors que l’établissement s’apprête à être placé en redressement judiciaire. Depuis des mois, les rumeurs sur les difficultés économiques se multiplient, plongeant les 600 salariés des deux sites dans un flou anxiogène.
Lors du CSE du 31 mars, la direction a confirmé vouloir se placer sous la protection du tribunal de commerce de Bordeaux, une procédure qui devrait s’accompagner d’un plan de sauvegarde de l’emploi et de licenciements, sans préciser lesquels.
Dans les services, les conséquences sont déjà visibles, notamment à la maternité où l’activité s’effondre : des patientes préfèrent désormais se tourner vers l’hôpital public, faute de garanties. Les équipes, attachées à leur établissement, dénoncent un tournant depuis le rachat par GBNA Santé en 2020 et redoutent des fermetures de services. Un nouveau CSE doit se tenir la semaine prochaine, avant le dépôt officiel du dossier.








